Accident vasculaire cérébral : comment prévenir le risque ?

A l'occasion de la journée mondiale de l'accident vasculaire cérébral le 29 octobre, la Société Française neurovasculaire revient sur les mesures préventives et les bons gestes en cas d'attaque.

Accident vasculaire cérébral : comment prévenir le risque ?
© 123RF/Andriy Popov

En France, un accident vasculaire cérébral (AVC) survient toutes les 4 minutes et chaque année 140 000 français sont touchés. Cette affection neurologique vise majoritairement les personnes de plus de 65 ans, mais concerne tout de même 10% de la population âgée de moins de 40 ans. Aussi, à l'occasion de la journée mondiale de l'accident vasculaire cérébral, le 29 octobre, il est utile de rappeler les facteurs de risque et les mesures préventives qui peuvent diminuer jusqu'à 80 % la survenue d'un AVC.

Premier facteur de risque de l'AVC : l'hypertension artérielle

Benoît Guillon, neurologue au CHU de Nantes et membre du conseil d'administration de la Société Française Neurovasculaire pointe du doigt le manque de dépistage de l'hypertension artérielle, premier facteur de risque de l'AVC. "Il ne faut pas hésiter à se rendre régulièrement chez son généraliste pour faire un bilan de sa tension artérielle, car il n'y a pas de symptômes de l'hypertension, cette affection est silencieuse... Le dépistage chez un médecin permet ainsi de diminuer considérablement la survenue d'un accident vasculaire cérébral". Une fois dépistée, l'hypertension se traite par des médicaments et un suivi régulier. Le taux de cholestérol doit également être contrôlé tous les 5 ans, car il favorise aussi l'AVC, ainsi que le diabète, qui doit faire l'objet d'un suivi rigoureux. Enfin, l'arythmie cardiaque doit être prise au sérieux et nécessite une consultation chez un spécialiste. Ce trouble cardiaque peut augmenter le risque d'AVC.

--> Ce qui favorise l'hypertension artérielle ? Une alimentation trop salée, la consommation de plats tout prêts, le manque de fruits et légumes mais aussi de poissons frais dans l'assiette quotidienne.

Le tabac et le manque d'activités physiques pointés du doigt

"La consommation de cigarette multiplie par 2 le risque d'AVC ischémique cérébral, et devient encore plus dangereuse quand elle est associée à une pilule œstroprogestative..." explique le neurologue. Pilule, tabac et migraines ophtalmiques régulières doivent être des signes d'alerte chez les femmes (de plus de 35 ans notamment) menant à la consultation de son généraliste.

Nos vies, sédentaires et stressantes, ne favorisent pas la bonne santé du corps et peuvent également avoir une incidence sur le plan neurovasculaire. "Les écrans omniprésents, le manque de d'activités sportives et le stress sont des facteurs de risque pour la survenue de l'AVC. Il faut prendre le temps de se ménager au quotidien en améliorant sa qualité de vie."

Que faire en cas d'AVC ?

Les symptômes d'alerte ne sont pas douloureux. En revanche, ils se manifestent soudainement de la façon suivante :

  • Une paralysie, une faiblesse, un engourdissement, d'une partie ou de la moitié du corps
  • Une déformation de la bouche, des difficultés à parler
  • Une perte de la vision d'un œil
  • Des troubles de l'équilibre, de la coordination ou de la marche
  • Une céphalée atroce inhabituelle

--> Si un ou plusieurs de ces symptômes apparaissent soudainement, appelez immédiatement le 15 ! Certains traitements, comme la thrombolyse ou la thrombectomie, ne sont possibles que s'ils sont réalisés dans les premières heures suivant l'accident.

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