Epileptic Man : des vidéos pour sensibiliser à l'épilepsie

Pour mieux faire connaître l'épilepsie et dénoncer les clichés, Alexandre Lafont a lancé sa chaîne YouTube, Epileptic Man, consacrée à cette maladie.

Epileptic Man : des vidéos pour sensibiliser à l'épilepsie
© Capture d'écran YouTube - Epileptic Man

Atteint d'épilepsie, Alexandre Lafont a choisi de parler de sa maladie par le biais de vidéos. Ce jeune homme de 20 ans a en effet créé fin 2015 sa chaîne YouTube intitulée Epileptic Man. L'objectif ? Mieux faire connaître sa maladie auprès du grand public, mais aussi se battre contre les idées reçues. Et elles sont nombreuses. Alexandre a ainsi réalisé 27 vidéos sérieuses ou décalées dans lesquelles il explique ce qu'est l'épilepsie et raconte son quotidien. Les clips de la rubrique "Epilepsy & Cie" sont par exemple dédiés au fonctionnement du cerveau et à l'épilepsie. Dans la catégorie "Les aventures d'Epileptic Man", le jeune homme se met en scène dans des situations que les épileptiques ont déjà vécues. Il y a également une vidéo consacrée aux difficultés rencontrées lors d'un entretien d'embauche et à la fin duquel l'employeur lui annonce : "désolé, nous ne prenons pas en charge les personnes comme vous." Sa chaîne compte aujourd'hui plus de 2 000 abonnés et bénéficie du soutien de l'association Epilepsie France.

L'épilepsie touche plus de 500 000 personnes en France. Diagnostiqué à 14 ans, Alexandre veut faire comprendre que "c'est une maladie qui n'est ni contagieuse, ni un handicap. Beaucoup pensent qu'un épileptique, c'est quelqu'un qui tombe et qui bave. Pour certains, c'est rigolo, pour d'autres, ça fait peur", a raconté le jeune homme à 20 Minutes à l'occasion de la journée mondiale de l'épilepsie. Pour limiter les risques liés à sa maladie, il s'impose un style de vie très strict. Il fait ainsi du sport cinq fois par semaine, se couche tôt, ne boit pas et ne fume pas. "Je ne conduis jamais, je ne sors jamais seul, je n'oublie jamais mon traitement malgré les vomissements, la perte d'appétit et les autres effets secondaires." Pourtant, la peur de faire une crise seul et la crainte du regard des autres sont toujours omniprésentes.

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