10 conseils pour booster la mémoire Café, alcool et tabac, tu éviteras

l'effet 'réveil' du café n'est que temporaire...
L'effet "réveil" du café n'est que temporaire... © WavebreakMediaMicro - Fotolia.com

Il est aussi des aliments ou des comportements qu'il vaut mieux éviter si l'on veut préserver l'efficacité de ses neurones.

 Comme bon nombre d'étudiants en retard dans leurs révisions ou de travailleurs en manque de sommeil, vous buvez plusieurs tasses de café par jour, parce que cela vous réveille et vous permet de vous reconcentrer ? A vrai dire, ça n'est qu'une impression fugitive, qui risque de vous jouer des tours sur le long terme. La caféine, la substance active du café, a notamment pour effet d'augmenter le niveau d'activation de deux neurotransmetteurs : la dopamine et l'adrénaline. C'est ce qui vous donne l'impression d'être plus réveillé mais ce sont aussi les hormones du stress. Or, le stress n'est pas un facteur de concentration, au contraire : il empêche d'être totalement à ce qu'on fait.

Si l'on a l'impression qu'elle réveille, c'est parce que la caféine permet d'augmenter brièvement l'afflux de sang au cerveau, notamment en augmentant la fréquence cardiaque. En outre, le café étant diurétique, il favorise la déshydratation, très néfaste pour le bon fonctionnement des neurones.

Attention : la caféine n'est pas l'apanage du café. On la trouve également dans le thé sous forme de théine (il s'agit en réalité de la même molécule), mais aussi dans bon nombre de boissons gazeuses, y compris les boissons énergisantes, même si ce ne sont pas nécessairement les plus riches en caféine.

 Autre ennemi avéré de la mémoire : l'alcool. Vous en avez peut-être fait l'expérience à l'occasion d'une fête un peu trop arrosée. Si l'on boit plus que de raison, il arrive que l'on ne se souvienne pas de tous les détails de la soirée. C'est que l'alcool vient court-circuiter les neurones.

Par ailleurs, des ingestions massives d'alcool peuvent entraîner un coma éthylique, qui conduit parfois à la destruction de plusieurs millions de neurones.

Mais, surtout, la consommation régulière d'alcool sur le long terme est particulièrement néfaste pour le cerveau. Elle va entraîner une malabsorption de plusieurs vitamines et nutriments, ce qui provoque des carences, notamment en vitamine B1. Or, celle-ci joue un rôle primordial en termes de mémorisation. Une carence sévère en vitamine B1 peut ainsi entraîner chez les alcooliques un type d'amnésie irréversible bien particulier : c'est le syndrome de Korsakoff. Non seulement la victime de ce syndrome perd sa mémoire à court terme et oublie instantanément ce qu'elle vient de faire mais, en plus, une bonne partie de ses souvenirs se trouve souvent effacée. Avec pratiquement aucun espoir d'amélioration.

 Vous vous en doutez, le tabac n'est pas précisément un ami de la mémoire non plus, pour de nombreuses raisons.

- Même si elle semble relaxer sur le moment, la nicotine de la cigarette provoque sur le moyen terme une activation des substances liées au stress.

- En outre, fumer finit par encrasser poumons et artères : le cerveau est moins bien irrigué et fonctionne donc moins bien. Le risque d'accident vasculaire cérébral se trouve largement augmenté.

- La qualité du sommeil peut s'altérer si l'accoutumance à la nicotine est trop forte : privé de la substance pendant les heures de sommeil, l'organisme est stressé. Mauvais sommeil = mauvaise mémorisation.

 Ca n'est pas une grande surprise non plus : le cannabis nuit à la mémoire, de nombreuses études l'ont montré.

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