Douleurs articulaires : et si c'était des rhumatismes inflammatoires ? Soulager les douleurs et diminuer l'inflammation

les antidouleurs et anti-inflammatoires traitent les conséquences de la maladie,
Les antidouleurs et anti-inflammatoires traitent les conséquences de la maladie, mais pas les causes. © Pol Kadot / Jupiterimages / Thinkstock

"Dans les deux pathologies, il s'agit d'une approche pluridisciplinaire : il faut une équipe de professionels de santé pour aider le patient. Il s'agit d'un rhumatologue, d'un kinésithérapeute, d'un ergothérapeute, d'un chirurgien, d'un pharmacien, d'un assistant social et bien sûr du médecin généraliste", explique le Dr Grange.

Le traitement se déroule lui en 5 étapes complémentaires :

  un traitement symptomatique (traiter la douleur),

 un traitement de fond (traiter les causes de la maladie),

 des traitements locaux (infiltrations),

 des traitements de la fonction (kinésithérapie, ergonomie, entretien musculaire),

 et enfin la prise en charge socio-éducative du patient (éducation thérapeutique et affection de longue durée, etc.).

Si les traitements aujourd'hui s'avèrent de plus en plus efficaces, on ne peut toutefois pas parler de guérison. "La rémission est possible : c'est un retour à la vie normale grâce à une baisse de la maladie confirmée par des analyses sanguines normalisées, précise le Dr Grange. Les symptômes disparaissent, mais pas question d'arrêter les traitements sans avis médical, sous peine d'une rechute rapide."

Le traitement symptomatique

Le traitement contre la douleur consiste en la prescription d'antalgiques. Selon le palier de la douleur, les médicaments ne sont pas les même. 

Premier palier : paracétamol, par exemple.

Second palier : tramadol, par exemple.

Troisième palier : morphine, par exemple.

Outre la douleur, l'inflammation entraîne aussi des symptômes qu'il est possible de traiter, notamment pour diminuer les gonflements. Il s'agit des anti-inflammatoires. Il en existe deux sortes : les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et les anti-inflammatoires stéroïdiens (avec cortisone, AIS).

Une des caractéristiques importantes dans la SA est que la douleur est soulagée rapidement par la prise d'AINS, contrairement à la PR. D'ailleurs l'efficacité des AINS permet parfois de confirmer le diagnostic de SA.

Il faut également savoir que la cortisone est à la fois une amie et une ennemie. "La cortisone contrôle l'inflammation mais ne traite pas la maladie, il ne faut pas se leurrer. Elle n'est donc pas suffisante à elle seule. En plus, sur le long terme, il y a des risques cardiaques, de diabète et d'ostéoporose", précise le Dr Laurent Grange.

Sommaire