Douleurs articulaires : et si c'était des rhumatismes inflammatoires ? Des rhumatismes inflammatoires et chroniques

le réveil est généralement douloureux, les articulations demandent à être
Le réveil est généralement douloureux, les articulations demandent à être dérouillées. © Photodisc / Tom Le Goff / Thinkstock

La polyarthrite rhumatoïde (PR) et la spondylarthrite ankylosante (SA) font partie des rhumatismes inflammatoires chroniques. Ce sont les deux plus fréquents et ils concernent à eux-deux près de 1 % de la population française, soit presque autant que le nombre de malades d'Alzheimer.

La PR touche principalement des femmes, dès 40 à 50 ans, alors que la SA touche particulièrement les jeunes adultes masculins entre 20 et 30 ans. Il existe néanmoins des maladies rhumatismales qui touchent les enfants en bas âge et d'autres les personnes âgées. 

Le développement de ces maladies est le résultat d'une association entre l'environnement et certains gènes qui entraînent une anomalie de la réponse immunitaire et inflammatoire. Les conséquences sont directes : il y a inflammation des articulations puis autodestruction.

La PR et la SA sont caractérisées par un dérouillage matinal de plus de 60 minutes. Chaque matin, les personnes atteintes souffrent à chaque mouvement le temps que le corps se "dérouille".

Une évolution par poussée

Autre caractéristique, il s'agit de deux maladies qui n'évoluent pas de manière régulière mais lors de poussées inflammatoires, qui vont faire avancer la maladie en amplifiant les lésions mais aussi entraîner une période de douleurs intenses. Lors de ces poussées, la maladie peut aussi atteindre d'autres articulations jusqu'ici indemnes. Ces périodes sont imprévisibles, parfois liées à un stress mais ce n'est pas toujours le cas. Enfin, entre les poussées, des périodes de rémission des douleurs peuvent avoir lieu.

Il s'agit de maladies des articulations mais avec aussi souvent une atteinte systémique (du corps entier). Le cœur, les poumons et les petits vaisseaux sont parfois concernés. "Il y a un fort risque cardiovasculaire lié à la maladie, indique le Dr Grange, rhumatologue au CHU de Grenoble, similaire à celui existant dans le diabète. Ils sont dus à la maladie mais en partie aussi aux traitements (cortisone)." Le risque d'accident cardiovasculaire est multiplié par deux par rapport à la population générale.

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