Douleurs articulaires : et si c'était des rhumatismes inflammatoires ? Des traitements très efficaces

C'est le traitement de fond qui a pour but non pas de diminuer la douleur mais de s'attaquer directement à la maladie pour arrêter son évolution et donc les dégâts articulaires qu'elle entraîne.

Dans la PR, le méthotrexate, le léflunomide et le sulfasalazine sont les traitements les plus couramment prescrits. Mais le Dr Grange prévient : "Ils traitent la maladie sur le fond. Il est nécessaire d'attendre 3 à 4 mois pour percevoir l'efficacité de ce traitement. Il permet aussi de diminuer la prise de médicaments de la douleur et de l'inflammation."

L'arrivée des biothérapies

La recherche a permis de découvrir pour l'instant plus de traitements pour la PR que pour la SA. Dans la forme axiale de la SA, les anti-inflammatoires sont les traitements de première intention. S'ils échouent, on a recours aux biothérapies. Dans la forme périphérique, on prescrit un traitement de fond comme dans la PR, avec possibilité de passer là aussi aux biothérapies en cas d'échec.

Depuis plus de 10 ans ont été développées les biothérapies qui sont utilisées en traitement de deuxième intention. Il s'agit de nouveaux traitements particulièrement efficaces dans les rhumatismes inflammatoires chroniques, qui permettent un arrêt de la maladie et parfois même une rémission. Le bénéfice de ces traitements innovants est immense pour la qualité de vie mais aussi pour la prévention du handicap.

Ces biothérapies ont pour but de mimer des molécules du corps (d'où "bio") pour le soigner.

Les biothérapies permettent donc de stopper les messagers de l'inflammation avant qu'ils ne la déclenchent. Il existe différentes biothérapies qui agissent sur diverses cibles (récepteur du TNF, anti-TNFalpha, interleukines 6, lymphocytes T et B, etc.). 

Pas sans risque

Attention cependant : bloquer l'inflammation comme le font les biothérapies n'est pas sans risque pour l'organisme car en cas d'infection, il devient moins réactif. Les biothérapies exposent donc l'organisme à des risques d'infection et de nombreux tests sont réalisés avant la mise en place d'un tel traitement. Certaines maladies comme le cancer de la peau non mélanome, par exemple, peuvent s'éveiller. 

Ces pathologies ne sont pas des effets secondaires des traitements. Elles étaient déjà dans l'organisme mais les biothérapies ont accéléré leur éveil. Les biothérapies font partie des événements déclencheurs, cela revient "à mettre de l'huile sur le feu".

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