Ce que vous ne savez pas sur l'ostéoporose Ostéoporose : quels médicaments ?

les traitements ne sont prescrits qu'en cas de risque élevé de fracture.
Les traitements ne sont prescrits qu'en cas de risque élevé de fracture. ©  Robert Kneschke - Fotolia.com

Rassurez-vous : même si vous vous êtes victime d'ostéoporose, il existe des solutions.

"Des médicaments efficaces existent aujourd'hui pour lutter contre cette fragilisation des os, explique le Professeur Cortet. Ils sont prescrits lorsqu'on a identifié un risque élevé de fracture."

Pour mieux comprendre, revenons rapidement sur la façon dont les os se renouvellent. D'un côté les cellules osseuses ostéoblastes participent à la construction de l'os tandis que les ostéoclastes le détruisent. Les médicaments vont donc aller agir sur l'un ou l'autre de ces types de cellules.

 Les bisphosphonates vont permettre de fixer les cellules osseuses. Ils peuvent aujourd'hui se prendre en comprimés ou par voie intraveineuse.

 Les modulateurs sélectifs de récepteurs oestrogéniques (SERM) miment l'action des oestrogènes et de leur effet bénéfique sur les os : "On a les avantages de cette hormone, sans ses inconvénients", souligne le Pr Cortet.

 Le ranélate de strontium possède une double action : il stimule la formation osseuse et réduit sa destruction. Le plus célèbre des médicaments à base de ranélate de strontium, le Protelos, fait aujourd'hui la une des journaux bien involontairement. Il a été placé sous surveillance renforcée et fait l'objet d'une réévaluation du rapport bénéfice/risque.

 Dans un cadre plus général, un traitement hormonal substitutif avec oestrogènes peut être prescrit aux femmes en début de ménopause, pour soulager une partie des symptômes liés à cette transition.

Ces traitements ne vont certes pas vous redonner les os solides de votre jeunesse. Mais leur efficacité n'est pas négligeable : "Le risque de fracture est réduit de 30 % à 50 %. Il ne sert à rien de les prendre à vie, on n'a jamais prouvé que cela améliorait la situation. La stratégie aujourd'hui consiste à les prescrire pendant 5 ans, voire 5 années supplémentaires pour les personnes les plus à risque."

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