Ce que vous ne savez pas sur l'ostéoporose Ostéoporose : suis-je à risque ?

Vous pensiez que pour éviter l'ostéoporose, il suffisait d'absorber beaucoup de calcium, de vitamine D et d'avoir un mode de vie sain ?
Ce n'est pas faux, mais notre risque de développer une ostéoporose un jour dépend essentiellement d'un facteur indépendant de notre volonté... La génétique !

l'ostéoporose est en bonne partie héréditaire.
L'ostéoporose est en bonne partie héréditaire. © Deklofenak - Fotolia.com
Cependant, il n'existe pas de gène de l'ostéoporose comment il en existe pour les pathologies génétiques. En fait, cette maladie est dite multigénique, c'est-à-dire qu'elle est liée à de nombreux gènes qui vont déterminer entre autres l'âge de la ménopause, la vitesse de renouvellement des cellules osseuses, etc. Lorsque certains facteurs codés par ces gènes sont combinés, l'ostéoporose peut se développer.

"C'est pourquoi on estime que l'ostéoporose est héréditaire pour 60 % à 70 %", confie le Pr Cortet.  Ainsi, les enfants dont les parents sont ostéoporotiques ont généralement une densité osseuse plus faible que la moyenne. De même, une fille dont la mère s'est cassé le col de fémur à cause de l'ostéoporose voit doubler son risque de subir le même type de fracture.
Non, ne paniquez pas : même si vos parents font de l'ostéoporose, cela ne veut pas dire que vous allez forcément vous casser le col du fémur à 85 ans !

 D'abord, il ne s'agit que de statistiques : il y a aussi beaucoup de personnes dont les parents font de l'ostéoporose et qui ont des os très solides et n'ont jamais subi une fracture de leur vie.

 Faire de l'ostéoporose ne veut pas nécessairement dire que vous allez forcément vous casser quelque chose : vous pouvez avoir des os fragiles mais ne jamais tomber ou ne jamais subir de fracture vertébrale, l'un n'allant pas nécessairement avec l'autre.

 Vous sachant "à risque" vous pourrez anticiper et tenter de jouer sur les 30 % à 40 % de facteurs qui ne sont pas héréditaires, sans compter qu'il existe des traitements palliatifs.

Il n'y a donc pas de fatalité : l'important est d'être conscient des facteurs de risque éventuels, pour se faire dépister et prendre les mesures nécessaires pour entretenir son capital osseux.

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