Mal de dos : et si c'était une hernie discale ? Parfois, le recours à la chirurgie est nécessaire

Quand la douleur perdure malgré les traitements et que la paralysie devient de plus en plus invalidante, notamment dans le cas d'une sciatique ou de faiblesses musculaires et perte de sensibilité importantes, la chirurgie s'avère nécessaire.

L'objectif du chirurgien est de décomprimer le nerf en supprimant la hernie. Il existe deux techniques : la classique et la micro-chirurgie : 
 Classiquement, l'opération se déroule sous anesthésie générale et dure environ 1h30. Le chirurgien incise la peau de manière à pouvoir accéder au disque hernié. Après avoir décollé le muscle et ouvert la vertèbre, il retire la hernie et libère le nerf. Généralement, cette opération nécessite 2 ou 3 jours d'hospitalisation et du temps pour la convalescence. Cette dernière dure un mois et exige de ne faire aucun effort. Puis, la rééducation peut commencer. Elle a pour objectif de renforcer la musculature abdominale et lombaire mais également d'apprendre au patient les bons gestes pour correctement positionner son dos et le remuscler.  Le patient pourra ensuite petit à petit reprendre ses activités, toujours avec précaution.

 Les techniques modernes de micro-chirurgie permettent une opération ne nécessitant pas d'anesthésie générale et durant moins longtemps (environ 20 minutes), donc avec des suites post-opératoires plus douces pour le patient. Ainsi, le chirurgien procède à une anesthésie locale. A l'aide d'une radiographie, il repère précisément le disque hernié. Ensuite, le principe est relativement le même que dans le cas de l'opération classique, c'est-à-dire qu'il doit passer sous le muscle et entre les vertèbres pour retirer la hernie sauf qu'il utilise ici de tous petits appareils qu'il guide à l'aide d'un microscope. Certains neurochirurgiens posent une prothèse entre les deux vertèbres afin de soulager le disque.

N'hésitez pas à poser toutes les questions qui vous turlupinent quant à l'opération et la technique utilisée. Ce qui peut être valable pour un patient ne le sera peut-être pas pour vous. Il faut donc en discuter en détail avec son chirurgien et son médecin. 

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