Phytothérapie : la santé par les plantes La phytothérapie ou comment utiliser les vertus des plantes

la camomille figure parmi les plantes utilisées en phytothérapie.
La camomille figure parmi les plantes utilisées en phytothérapie. © Lsantilli - Fotolia.com

Elle existe depuis à peu près aussi longtemps que l'être humain : la phytothérapie constitue certainement la toute première médecine du monde, découverte un peu par hasard, au fil des cueillettes. C'est effectivement en les consommant que les hommes ont découvert des vertus thérapeutiques à certaines plantes. Au fil du temps, l'herbier médicinal s'est diversifié et précisé, les modes de consommation se sont multipliés, mais le principe de base n'a pas changé : les simples plantes, mêmes préparées le plus basiquement du monde, peuvent soigner les divers maux de l'homme. Avec une vertu non négligeable : la quasi-absence d'effets secondaires. Non pas que ces plantes soient inoffensives. Mais, bien utilisées, elles n'ont quasiment aucune désagrément à part peut-être, parfois, un goût un peu douteux...

D'ailleurs, vous pratiquez peut-être la phytothérapie sans même en avoir conscience. La tisane à la camomille ou à la verveine que vous aimez prendre le soir, phytothérapie. La vigne rouge que vous buvez pour éviter la rétention d'eau, phytothérapie. Vos pastilles de menthe, phytothérapie. Certes, ce n'est pas toujours aussi simple, loin de là. "Des centaines de plantes peuvent être utilisées pour soigner, confirme le Dr Michel Tourasse, phytothérapeute. Bien sûr, certaines sont plus ou moins utilisées. Sur notre site internet, nous avons recensé les deux cents plantes les plus importantes et les plus utilisées en occident. Evidemment, cela varie aussi selon les régions du monde."

Gingko et camomille

Dans les top 10 de Michel Tourrasse, figurent :
 L'harpagophyton, plus connu sous le nom de griffe du diable. Il est doté de propriétés anti-inflammatoires et analgésiques.
 Le millepertuis, qui possède à la fois des vertus antiseptiques, cicatrisantes et antidépressives.
 La passiflore, à la fois antispasmodique et sédatif du système nerveux central.
 La mélisse, pour ses très nombreuses propriétés : sédatif du système nerveux central, antiviral, anti-inflammatoire des muqueuses digestives et bronchiques...

 La camomille, très célèbre version tisane ou shampoing. Elle est antispasmodique, agit également sur le système sympathique ainsi qu'en tant qu'anticoagulant. Elle peut également avoir un effet calmant sur le système nerveux central.
 L'églantier, très riche en vitamine C mais aussi puissant anti-diarrhéique.
 Le thym, à la fois antiparasitaire et antibactérien.
 Le marronnier d'Inde est à la fois vasoconstricteur, anti-œdémateux et anti-inflammatoire.
 Le gingko biloba, efficace pour lutter contre l'insuffisance veineuse. Il agit comme vasodilatateur et vasorégulateur.
 La gentiane a une action positive sur les sécrétions de l'estomac.

La phytothérapie moderne consiste à prescrire certaines de ces plantes, sous la forme la plus adaptée (tisanes, gélules, onguents et autres) à la pathologie que l'on souhaite soulager. La plupart du temps, il s'agit d'une association de plusieurs plantes, parfois plus d'une dizaine.

Ce n'est pas toujours la même partie de la plante qui s'avère efficace. Plante entière ou seulement feuilles, fleurs, racines, écorce ou graine : les parties contenant les principes actifs changent d'une plante à l'autre. Elles ont généralement été identifiées de façon empirique.

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