Maladies de la thyroïde : symptômes et traitements Le bilan thyroïdien

il faut analyser le taux de tsh dans le sang du patient pour savoir s'il souffre
Il faut analyser le taux de TSH dans le sang du patient pour savoir s'il souffre ou non d'un dérèglement thyroïdien. © WavebreakmediaMicro - Fotolia

Si l'on a un doute sur le bon fonctionnement de la thyroïde, c'est lui qui permettra de confirmer ou d'infirmer le diagnostic. Pour le patient, rien de bien contraignant : il s'agit d'une simple prise de sang. C'est généralement le médecin traitant qui la prescrit.

Le laboratoire effectuera un dosage de la TSH. C'est l'hormone sécrétée par l'hypophyse pour faire travailler la thyroïde. Si son taux est trop élevé, c'est que vous êtes en hypothyroïdie : la thyroïde ne produit pas assez d'hormones et l'hypophyse essaie donc de la faire travailler davantage.

A l'inverse, si le taux de TSH est très bas, c'est que la thyroïde produit déjà trop d'hormones, l'hypophyse cesse donc de lui en commander : vous êtes en hyperthyroïdie.

Echographie et cytoponction pour préciser le diagnostic"

  Le taux de TSH doit normalement se situer entre 0,3 et 5 µU/mL. Si c'est le cas, votre thyroïde fonctionne correctement.
  Entre 5 et 10, il s'agit d'une hypothyroïdie minime.
  Au-delà de 10, vous souffrez réellement d'hypothyroïdie.
  Entre 0,3 et 0,10, votre taux de TSH est un peu bas et pourrait indiquer une hyperthyroïdie, sans certitude.
  En-dessous de 0,10, vous êtes clairement hyperthyroïdien.

Parfois, le médecin peut demander un dosage des anticorps anti-thyroïdiens TPO et des anticorps anti-récepteurs de la TSH, afin de vérifier s'il s'agit d'une maladie auto-immune.

Dans le cas de l'hyperthyroïdien, un dosage des T4 (hormone thyroïdienne) libres permet de déterminer l'ampleur de la maladie : plus le taux est élevé, plus l'hyperthyroïdie est prononcée.

Selon les résultats de l'analyse, l'endocrinologue pourra demander une échographie pour vérifier l'état de la thyroïde, sa taille et la présence ou non de nodules.

S'il y a des nodules et qu'ils font plus d'un centimètre de diamètre, le médecin pourra demander une analyse par cytoponction : à l'aide d'une aiguille très fine, on prélève quelques cellules du nodule et l'analyste tentera de déterminer si elles sont cancéreuses ou non. "Le résultat n'est pas fiable à 100% mais il donne généralement une bonne idée du diagnostic", explique François-Xavier Sallée.

En savoir plus : en cas de contamination nucléaire, la thyroïde est l'un des premiers organes atteints par l'iode radioactif. Explications avec le Pr Patrick Gourmelon, directeur de la radioprotection de l'homme à l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) qui revient notamment sur la crise au Japon.

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