Aux petits soins pour mes reins Dépister une insuffisance rénale : le test urinaire

la semaine du rein est une occasion de faire des tests de dépistage.
La Semaine du rein est une occasion de faire des tests de dépistage. © fnair

Lorsque les reins ne fonctionnent pas correctement, on ne s'en rend pas forcément compte. En tout cas pas tout de suite.

Résultat, la maladie rénale évolue tranquillement, sans symptômes spécifiques. On parle alors d'insuffisance rénale chronique, une maladie qui touche 2,5 millions de personnes en France et qui évolue lentement.

Selon la Fédération nationale d'aide aux insuffisants rénaux (Fnair), 10% des insuffisances rénales chroniques pourraient être évitées et 30% pourraient être retardées de nombreuses années si on les dépistait plus tôt et donc que les prises en charge étaient plus adaptées.

Mais comment les dépister ? "D'abord en ciblant en priorité les personnes qui ont le plus de risque de développer une maladie rénale, à savoir : les personnes âgées de plus de 60 ans, celles qui ont des antécédents de diabète ou d'hypertension, celles qui ont des antécédents familiaux de maladies rénales, celles qui sont sujettes aux infections rénales, celles qui ont une maladie auto immune ou inflammatoire dite chronique, celles qui ont des infections chroniques virales (telles que hépatites virales et VIH), et enfin celles qui suivent des traitements qui peuvent être toxiques pour le rein" explique le docteur Christophe Mariat, néphrologue au CHU de Saint-Etienne.

  Côté pratique, la priorité est de contrôler la tension artérielle régulièrement. Une tension trop élevée peut en effet révéler un problème rénal ou en provoquer un.

  Autre outil de diagnostic, le test par bandelettes à tremper dans les urines fraîchement recueillies. Le médecin du travail vous l'a sans doute déjà proposé lors de vos visites médicales. Sachez qu'il est très utile car il permet de dépister une

protéinurie (présence de protéines dans les urines qui peut être symptomatique d'une atteinte rénale), une hématurie (présence de sang dans les urines) ou encore une glycosurie (présence de sucres dans les urines, caractéristique d'un diabète sucré).

  Enfin, les prises de sang permettent dans un deuxième temps de préciser le diagnostic. Elles mesurent notamment la quantité des substances normalement éliminées par les reins comme l'urée ou la créatinine sanguine. Si celles-ci ont tendance à s'accumuler dans le sang, cela mettra en évidence un dysfonctionnement de la fonction rénale.

"Ces tests sont à effectuer une fois par an pour les personnes qui sont à risque, mais cela n'empêche pas les autres personnes, même en bonne santé, de demander à leur médecin généraliste une prise de sang ou un test par bandelettes pour s'assurer du bon fonctionnement de leurs reins" ajoute le docteur Mariat.

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