Trois thérapies orientales décryptées L'acupuncture, un véritable outil médical

l'acupuncture travaille sur les méridiens de l'organisme.
L'acupuncture travaille sur les méridiens de l'organisme. © Comstock/Thinkstock

"L'acupuncture fait partie des techniques à la disposition de la médecine chinoise pour soigner les patients. Il s'agit donc bien d'une pratique médicale et non d'une méthode de bien-être, comme on a trop tendance à le croire", souligne Philippe Sionneau, praticien de médecine chinoise et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet.

De l'acupuncture, vous avez peut-être une idée tronquée : vous imaginez ces petites aiguilles plantées dans l'oreille et qui vont vous permettre de ressortir de la séance avec une envie de fumer complètement envolée ? Non, ce n'est pas comme ça que ça marche. "L'acupuncture n'est pas une magie et, d'ailleurs, elle ne soigne pas tout, loin de là", insiste Philippe Sionneau.

Les aiguilles existent bel et bien. Mais elles ne sont pas disposées au hasard selon l'inspiration de l'acupuncteur. Elles servent au contraire à stimuler des points précis dans l'organisme, à des carrefours entre les différents méridiens de notre corps. Les méridiens sont des sortes de lignes d'énergie qui sillonnent tout l'organisme pour former un véritable réseau. En stimulant le réseau à un ou plusieurs points donnés, le praticien aide à la bonne circulation des énergies à travers le corps.

Mini-saignées

Selon la pathologie que le patient a besoin de traiter, le praticien va disposer ces fameuses aiguilles sur différents points. Une autre méthode consiste à chauffer ces points avec de l'armoise en rouleaux, c'est la moxybution. L'acupuncteur peut aussi utiliser des ventouses, qu'il disposera sur les méridiens eux-mêmes ou pratiquer de mini-saignées, avec une autre sorte d'aiguille. Il s'agit de retirer à peine quelques gouttes de sang. Souvent efficace pour traiter les fièvres. 

Vous vous en doutez probablement, l'acupuncture ne date pas d'hier : "Elle existe depuis au moins 2500 ans, explique Philippe Sionneau. C'est donc 2 300 ans de plus que la médecine allopathique..."

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