» La diététique chinoise
est également une discipline assez peu connue en occident et qui n'est
pourtant pas à négliger. Elle comporte deux volets. Le premier,
la diététique familiale, est préventif. C'est un peu
l'équivalent de nos fameuses campagnes pour manger cinq fruits et
légumes par jour. "Elle regroupe un ensemble de conseils de bon
sens sur les aliments à privilégier pour rester en bonne santé",
résume Philippe Sionneau. L'autre volet de la diététique
chinoise est plutôt curatif, il vise à employer l'alimentation
et les propriétés des aliments comme médicament. "La
liste est longue, mais pour prendre un exemple courant, nous avons pour habitude
d'inciter les personnes souffrant d'hypertension à manger du céleri
branche. Consommé à une certaine dose, il a le pouvoir de faire
baisser la pression artérielle, surtout si c'est le stress qui tend
à l'aggraver."
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Le massage est souvent utilisé en complément
de l'acupuncture © Images
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» Enfin, les massages et les manipulations articulaires
constituent le dernier pilier de la médecine chinoise. "Ils sont
un peu l'équivalent de l'ostéopathie occidentale", explique
Philippe Sionneau. Ils se basent sur l'acupuncture et les méridiens
et peuvent soigner ou soulager de nombreuses pathologies ou symptômes
comme la douleur, la fièvre ou la constipation. Les massages sont
souvent un très bon complément de l'acupuncture. D'ailleurs,
ils sont prescrits en même temps dans un quart des cas.
Certains praticiens sont aujourd'hui spécialisés dans l'une
ou l'autre de ces disciplines mais, traditionnellement, les médecins
chinois sont formés à ces quatre pratiques.