Il y a quelques années encore, il était courant chez les enfants d'avoir à subir une ablation des amygdales. Aujourd'hui, cette opération n'est plus aussi systématique et surtout, les conditions opératoires ont bien changé !
Tout d'abord, petit cours d'anatomie. Les amygdales sont deux petites boules que l'on aperçoit au fond de la gorge. Elles servent notamment à protéger les voies respiratoires et le système digestif contre les microbes de l'extérieur qui pourraient causer des infections. Ce sont donc deux éléments très importants du système immunitaire. Les enfants en ont de plus grosses que les adolescents ou les adultes.
Au moindre signe suspect, à une époque, ni une ni deux, on les coupait pour couper court à tout risque d'inflammation. Aujourd'hui, les antibiothérapies permettent généralement d'endiguer l'infection et d'éviter de passer sur le billard...
Néanmoins, il arrive que les infections soient insensibles aux antibiotiques et dans ces cas, parmi d'autres, l'amygdalectomie est pratiquée.
Cette opération se fait généralement sous anesthésie générale et nécessite une hospitalisation d'au moins 24 h. Les risques de saignements post-opératoires justifient une surveillance médicale bien attentive. Par ailleurs, le réveil peut être douloureux et le malade bénéfice dans la plupart des cas de traitements adaptés pour calmer ses souffrances. Néanmoins, aujourd'hui, l'opération peut se pratiquer en ambulatoire, c'est-à-dire que le patient ressort le jour même de l'intervention.
Généralement, l'opération est décidée en cas de :
Angine aiguë (amygdalite) récidivante et pour laquelle les traitements antibiotiques ne sont pas ou peu efficaces.
Infection chronique des amygdales (également appelée amygdalite) évoluant depuis plus de trois mois et ne réagissant pas au traitement médical.
Syndrome d'apnées du sommeil (ronflements associés à des pauses respiratoires).