10 réponses sur le traitement de la douleur Quelles sont les autres méthodes de traitement de la douleur ?

 

Si aucun des traitements de base ne fonctionne pour supprimer la douleur, il existe encore d'autres méthodes. En voici quelques-unes parmi les plus courantes, mais elles sont loin d'être les seules.

 Les anesthésiques locaux permettent de bloquer la transmission de l'influx nerveux qui va provoquer la douleur. L'ennui, c'est que cela bloque aussi la motricité. Ils sont généralement prodigués au patient par infiltration au niveau de la zone touchée.

 Les co-analgésiques agissent sur le mécanisme générateur de la douleur. On retrouve dans cette catégorie les myorelaxants, les anticonvulsivants on encore les antispasmodiques.

 Les psychotropes (type antidépresseurs) permettent dans certains cas d'obtenir un soulagement.

 Une autre alternative consiste donc à injecter la morphine directement au niveau de la moelle épinière. Ainsi le produit supprime la douleur mais pas la motricité.

 La toxine botulique a pour effet de paralyser un muscle, ce qui peut avoir pour effet de réduire la douleur.

 Les médecines dites "alternatives" peuvent également jouer un rôle intéressant. Il en existe une multitude, nous ne pouvons donc pas toutes les décrire ici. Mais renseignez-vous auprès de votre médecin et demandez-lui conseil quant aux techniques qu'il estime "fiables". Sophrologie, acupuncture, hypnothérapie... Chacun trouvera la méthode qui lui convient le mieux.

En additionnant tout cet arsenal thérapeutique, il est bien rare, aujourd'hui, qu'un médecin ne puisse pas calmer la douleur de son patient. "Je dirais que l'on peut soulager facilement environ 90 % des douleurs, estime le Dr Binoche. Avec quelques efforts de traitement, on parvient à 98 %. Pour environ 2 % des douleurs, il faut être spécialiste, utiliser des techniques sophistiquées et se donner le mal de chercher un peu comment faire. Ceci dit, le fait de ne plus avoir mal ne résout pas la question de la maladie." Soulager la douleur n'a aucun effet sur la cause elle-même, qu'il va donc falloir traiter séparément.

 

 

Sommaire