5 conseils pour les grandes balades d'été Contre le mal des montagnes, grimpez progessivement

Si vous comptez partir vagabonder sur les plaines du Grand Ouest, la question ne se pose pas. Mais si vous optez plutôt pour un trekking andin ou, plus simplement, dans les Alpes, vous devrez prendre quelques précautions pour éviter le mal aigu des montagnes. Non, il ne s'agit pas de la douloureuse nostalgie de l'océan et des basses terres, mais bien de symptômes fort encombrants, qui peuvent dégénérer s'ils ne sont pas soignés.

Vous n'êtes pas sans ignorer qu'en altitude, avec la baisse de la pression atmosphérique, l'oxygène se raréfie. A partir de 2 000 mètres au-dessus du niveau de la mer, l'organisme commence à souffrir et doit s'adapter progressivement. On estime qu'après plus de six heures passées à une altitude supérieure à 2 500 mètres, environ la moitié des gens développent les symptômes du mal aigu des montagnes.

Symptômes facilement reconnaissables, même s'ils ne sont pas typiques de cette pathologie :

  Maux de têtes violents.

  Nausées et vomissements.

  Vertiges.

  Insomnie.

  Fatigue.

  Essoufflement rapide.

Généralement, ces signes s'estompent au bout d'environ deux jours passés à la même altitude, le temps pour l'organisme de s'adapter à ces nouvelles conditions.

Ne montez pas trop vite


Attention ! Si vous souffrez de symptômes, même légers, stoppez tout de suite la montée et attendez qu'ils se soient estompés pour continuer. Sinon, ils risquent de s'aggraver lourdement, jusqu'à provoquer des lésions irrémédiables sur votre organisme. Dans les cas les plus extrêmes,ils peuvent même entraîner la mort. Lorsque le mal ne s'estompe pas, la seule solution consiste à redescendre.
 

Vous pouvez tout de même limiter les risques de mal aigu des montagnes en prenant quelques précautions :

  Ne montez pas trop vite, afin que votre organisme puisse s'adapter à un changement progressif. Ainsi, entre 1 700 m et 3 500 m d'altitude, il est recommandé de ne pas grimper de plus de 700 m par jour. Au-delà de 3 500 m, cette moyenne quotidienne tombe à 500 m.

  Essayez, dans la mesure du possible, de dormir à une altitude moins élevée que le point culminant atteint dans la journée. Cela nécessite de redescendre pour remonter ensuite mais votre organisme peut ainsi souffler un peu.

- Ne forcez pas, ne poussez pas votre corps au-delà de ses limites, il n'est pas dans les conditions idéales pour réaliser des exploits sportifs et vous risqueriez d'abîmer la machine.

Vous avez déjà souffert du mal des montagnes mais vous souhaitez repartir en randonnée, en altitude ? Il existe des traitements préventifs, à base d'acétazolamide, que votre médecin pourra vous prescrire. Mais ils sont peu utilisés, en raison notamment des effets secondaires nombreux (diabète, problèmes de vue...). Il pourra également vous donner des conseils de préparation, pour aider votre corps à accepter le mieux possible la raréfaction en oxygène.

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