Greffe rénale à partir d'un donneur vivant : comment devenir donneur ?

Du 16 octobre au 3 novembre, l'Agence de la biomédecine lance une campagne nationale de sensibilisation au don du rein de son vivant.

Greffe rénale à partir d'un donneur vivant : comment devenir donneur ?
©  Levente Gyori / 123RF

La greffe rénale est aujourd'hui le meilleur traitement de l'insuffisance rénale chronique terminale. Ce don permet d'améliorer considérablement la qualité de vie du patient mais aussi son espérance de vie. C'est pourquoi, l'Agence de la biomédecine lance une large campagne de sensibilisation au don du rein de son vivant, du 16 octobre au 3 novembre. Objectif ? Faire connaître cette possibilité thérapeutique au plus grand nombre, et notamment à l'entourage des patients... En effet, cette pratique provoque bien souvent un sentiment de gêne chez le malade, qui n'ose pas toujours aborder le sujet avec ses proches, de peur qu'ils se sentent contraints de faire le don, mais aussi de leur faire prendre un risque. Aussi, pour lever les éventuelles inquiétudes des donneurs, l'Agence de biomédecine apporte des réponses sur le don de rein de son vivant, sur le site Don d'organes.fr.

Qui peut donner ?

Les conditions du don de rein de son vivant sont strictement encadrées par la loi et ce dernier est gratuit et librement consenti. Toute forme de pression psychologique ou financière est interdite par la loi bioéthique. Le donneur peut également revenir sur sa décision à tout moment et par tout moyen.

- Seules des personnes majeures et responsables peuvent être prélevées.

- Aucune personne n'est écartée d'emblée en tant que candidat potentiel au don d'un rein à son proche malade.

- Le donneur peut-être le père ou la mère du receveur, son conjoint, son frère ou sa sœur, son fils ou sa fille, un grand-parent, son oncle ou sa tante, son cousin germain ou sa cousine germaine, le conjoint de son père ou de sa mère ou toute personne apportant la preuve d'une vie commune d'au moins deux ans avec le receveur, ou bien d'un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec le receveur.

Comment ça se passe ?

Un bilan de santé complet est réalisé en amont pour s'assurer de l'absence de risque médical pour le donneur et le receveur. En cas d'incompatibilité, il est possible de candidater à un "don croisé". La candidature du donneur est soumise à l'autorisation d'un "comité donneur vivant", composé d'un psychologue, de trois médecins et d'une personne qualifiée en sciences humaines et sociales.

L'intervention est possible par chirurgie ouverte ou par cœlioscopie (ou laparoscopie), qui permet de réduire l'importance des incisions et les douleurs post-opératoires. L'hospitalisation dure de 3 à 10 jours selon l'état de santé du donneur et le type de chirurgie. Les personnes actives bénéficient de 4 à 8 semaines d'arrêt de travail.

Un suivi indispensable

Le prélèvement de rein comporte des risques légers et transitoires pour le donneur. Cela reste tout de même limité grâce au bilan de santé complet préalable. Par ailleurs, une étude réalisée par le service d'épidémiologie du CHU de Nancy et de l'Agence de biomédecine entre 2005 et 2009 montre qu'un an après le don, 98 % des donneurs le referaient si nécessaire. 

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