Nos conseils contre le blues d'automne

Mauvaise humeur, baisse du tonus ou encore manque de concentration sont des signes de la dépression saisonnière. Pour affronter la chute du mercure, le manque de soleil et la perspective des fêtes de fin d'année... Voici 10 conseils anti-déprime !

Blues de l’hiver, blues automnal… La déprime saisonnière se manifeste généralement au moment du passage à l’heure d’hiver et plus généralement lorsque les jours baissent. En raison du raccourcissement de la durée d'ensoleillement, notre horloge interne et notre rythme biologique sont alors perturbés. On en parle beaucoup, mais en réalité cette affection psychologique ne concernerait que 3 à 5 % des Français environ. Les femmes seraient davantage touchées. Dans 75 à 80 % des cas, les victimes sont des femmes âgées de 18 à 45 ans. On trouve par ailleurs un facteur héréditaire dans ce désordre saisonnier, car le mal court souvent dans les familles. Les populations qui vivent dans les pays proches du cercle polaire sont les plus sensibles. Et pour cause : il y fait nuit, la plupart du temps. La dépression saisonnière touche d’ailleurs 9 % de personnes en Alaska et 12 % en Finlande. Pour l’expliquer, les chercheurs ont repéré deux phénomènes associés à la dépression saisonnière : des variations importantes dans la sécrétion de la mélatonine, une hormone dont la sécrétion dépend de notre exposition à la lumière solaire ainsi qu’une baisse d'activité du système sérotoninergique (la sérotonine est un neurotransmetteur de notre cerveau impliqué dans la dépression). Hypersomnie, fatigue, manque de tonus ou encore augmentation de l'appétit sont les principaux signes de la déprime saisonnière. Souvent aussi (mais pas systématiquement), un sentiment de tristesse apparait en fin de journée, alors qu’elle est surtout matinale dans les autres types de dépression. Elle se différencie de la vraie dépression par sa durée : la déprime saisonnière ne dure pas et disparait à l'arrivée du printemps et du soleil !