7 idées reçues sur le sommeil On peut mourir de manque de sommeil

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En mourir non, mais le corps est réglé pour se reposer quand il en a besoin, donc à moins de se forcer à lutter contre le sommeil, pas de risque vital. Pourtant nous avons tous tenté de lutter contre ce repos imposé pour des raisons professionnelles, des révisions d'examen, des fêtes... Mais où est la limite ? Un homme a essayé de rester éveillé le plus longtemps possible (rappelons que ce type de record est complètement inutile et nuisible pour l'organisme) et a tenu ainsi plus de onze jours. Il a noté ses sensations au cours de l'expérience et a ainsi précisé que des elfes étaient venus à sa rencontre le dernier jour...

Hallucinations, incohérences

Autant dire que la privation de sommeil a des conséquences importantes sur la santé mentale et l'état psychologique. Elle fut d'ailleurs utilisée comme "torture" pour certains prisonniers des milices russes au temps de Staline.

Qui n'a jamais tenté de finir une dissertation ou un dossier tard le soir pour se rendre compte le lendemain que ce qui a été écrit n'avait pas de sens ? En dehors des effets hallucinatoires et difficultés physiques qu'entraîne un important manque de sommeil, les séquelles peuvent parfois, même après repos, être définitives.

La privation totale de sommeil, c'est-à-dire sans arrêt, est fatale. Elle peut résulter d'une torture mais il existe aussi une pathologie nommée l'insomnie fatale familiale. Comme son nom l'indique, il s'agit d'une maladie génétique qui peut toucher plusieurs membres d'une même famille. Une quarantaine de familles dans le monde serait touchée par cette maladie qui se développe vers l'âge de 50 ans en moyenne. Débutant par une insomnie chronique, la maladie évolue par des hallucinations, des troubles de la conscience puis moteurs avant un état de démence. Aucun traitement n'existe à ce jour et l'issue est systématiquement fatale après 6 à 32 mois de symptômes croissants.

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