Wiithérapie : des bienfaits à tout âge Douleurs musculaires, fractures, veillez à une utilisation raisonnable

jeu du tennis : les mouvements doivent être les mêmes qu'avec une raquette,
Jeu du tennis : les mouvements doivent être les mêmes qu'avec une raquette, attention au tennis elbow ! © L'Internaute Magazine

Les blessures causées par la Wii sont de plus en plus nombreuses à être rapportées. Le Quotidien du médecin parlait dans son édition du 8 février 2010 d'un cas de Nintendinite ou Wiiite (comme les médecins les ont "amusément" nommées) recensé en Angleterre. Elles sont sans doute sous-estimées à cause de la gêne occasionnée à déclarer s'être fait mal en jouant à un jeu vidéo. Les blessures musculaires concernent principalement les adultes et jeunes adultes qui s'investissent probablement un peu trop dans la pratique des jeux vidéo et passent autant d'heures (si ce n'est plus) que les plus jeunes à jouer.

 On recense ainsi des tendinites au poignet et au coude dues aux mouvements répétitifs, parfois amples et violents, chez les accros du bowling et tennis, par exemple ou des célèbres lapins fous qui incitent à effectuer pendant 4 à 5 minutes de rang des gestes le plus rapidement possible. Mais aussi des luxations de l'épaule pour ceux qui effectuent leurs mouvements "comme s'ils y étaient". Car il faut bien préciser que les jeux de cette console sont développés de manière à ce qu'une personne assise ou même un enfant puisse y jouer et gagner. Il va donc de soi que l'amplitude nécessaire au geste ne nécessite pas d'effort surhumain puisqu'un enfant de 4 ans (en moyenne pour les jeux les plus courants) doit pouvoir le faire. Mais les personnes qui se laissent prendre au jeu n'en ont que faire.

Pas d'accident en pratique médicale

Ces accidents sont des accidents ménagers, généralement peu graves, et très rares dans le cadre d'une rééducation médicale. L'utilisation à domicile peut être excessive, alors que les médecins veillent à une utilisation raisonnable avec les gestes adaptés : "Il n'y a pas eu de blessures, mais de toute façon nous veillons à l'utilisation. Par exemple, nous n'utilisons jamais l'application Boxe. Les mouvements saccadés nécessaires seraient trop violents pour une personne récemment opérée, entraînant un risque de douleurs", explique Valérie Zingale.

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