Sras : l'Institut Pasteur a égaré des tubes contenant le virus

Des investigations ont été menées depuis le 8 avril à l'Institut Pasteur après la disparition de tubes dans lesquels se trouvait le virus Sras.

Sras : l'Institut Pasteur a égaré des tubes contenant le virus
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Il y a plus de 10 ans, le Sras (syndrome respiratoire aigü sévère) semait la terreur et causait la mort de plus de 800 personnes, principalement en Asie. Hier soir, l'Institut Pasteur a annoncé via un communiqué de presse, avoir constaté la perte de tubes contenant des fragments du virus Sras, alors qu'il procédait à une procédure d'inventaire de routine. Le nombre de tubes égarés n'est pas avancé. Vraisemblablement "un défaut de traçabilité" serait en cause, est-il indiqué. Après "enquête approfondie", l'Institut Pasteur a informé l'Agence du médicament (ANSM), comme le prévoit la procédure. Celle-ci a procédé à des investigations sur place, dans le laboratoire concerné, entre le 8 avril et hier, précise encore l'Institut Pasteur.
Que sont devenus ces tubes ? Représentent-ils un quelconque danger ? Le virus pourrait-il se répandre ? Les experts saisis par l'Agence du médicament se montrent rassurants et qualifient le risque de "nul" au regard des "éléments disponibles et des éléments connus de la littérature sur la survie de Sras". Les tubes considérés n'auraient donc aucun potentiel infectieux.

Le Sras se caractérise par une fièvre élevée (>38°C), associée à un ou plusieurs symptômes respiratoires (toux sèche, essoufflement, difficultés respiratoires). Il se transmet principalement par voie aérienne. Fin 2002, le virus du Sras était parti de Chine, avant d'éclater au niveau mondial en 2003, touchant environ 8000 personnes, dont 800 sont décédées. L'OMS avait rapidement réagi, instaurant des mesures de quarantaine et d'isolement. Il avait été éradiqué en l'espace de 8 mois. 

En vidéo : en 2003, le SRAS semait la terreur à Hong Kong