Sida : vivre mieux et plus longtemps Une situation encourageante dans les pays du Sud

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L'Afrique est particulièrement touchée par l'épidémie de sida et l'accès aux médicaments y est beaucoup plus compliqué qu'en occident. © cienpiesnf - Fotolia.com

L'Afrique subsaharienne a réduit d'un tiers le nombre des décès liés au sida sur les six dernières années et augmenté de 59 % le nombre de personnes sous traitement antirétroviral sur les deux dernières années seulement.

Le nombre de nouvelles infections à VIH a chuté de 50 % dans 25 pays à revenus faibles ou intermédiaires, dont plus de la moitié sont en Afrique subsaharienne, région la plus durement touchée par le virus, selon le rapport de l'ONU sur le sida, dévoilé fin novembre 2012. "Dans certains pays qui affichent les taux de prévalence les plus élevés au monde, le nombre de nouvelles infections à VIH a été réduit de façon spectaculaire depuis 2001, de 73 % au Malawi, 71 % au Botswana, 68 % en Namibie, 58 % en Zambie, 50 % au Zimbabwe et 41 % en Afrique du Sud et au Swaziland", note l'Onusida.

Reste que le nombre de femmes enceintes et d'enfants sous traitement est toujours très faible dans le monde alors que le VIH est la principale maladie et cause de décès chez les femmes en âge de procréer. Moins d'un tiers des enfants et un tiers seulement des femmes enceintes reçoivent le traitement dont ils ont besoin, loin de la moyenne de 54 % des adultes.

Question taboue

Les pays disposent rarement de l'infrastructure adaptée pour offrir les meilleurs soins aux malades du sida. Ces déficits sont surtout élevés en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est, ce continent où le nombre de contaminations explose ces dernières années (440 000 nouveaux infectés par an). Outre la pénurie de personnel, les systèmes d'approvisionnement, de gestion et de distribution des médicaments sont aujourd'hui insuffisants, de même que les capacités des laboratoires. 

Se pose également le problème de l'acceptation sociale de cette maladie encore extrêmement taboue, notamment en Afrique. Des nombreuses associations et ONG ont orchestré des campagnes de communication pour faire comprendre l'importance du dépistage et des soins et inciter à parler du sida. Si les mentalités changent peu à peu, beaucoup de malades refusent de prendre leurs médicaments, de peur d'être stigmatisés. Le dépistage n'est pas encore entré dans les mœurs lui non plus, mais les progrès sont considérables.

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