Le moustique tigre en ligne de mire

Le moustique tigre, capable de transmettre la dengue ou le chikungunya, s'est implanté en France et continuerait de se développer de manière significative. Retour sur une situation préoccupante.

Le moustique tigre en ligne de mire
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Originaire d'Asie, le moustique Aedes albopictus, plus communément appelé "moustique tigre", subsiste depuis plusieurs années dans les départements français de l'Océan Indien. Retrouvé depuis 2004 en métropole, il s'est développé de manière continue et serait actuellement implanté dans 17 départements, principalement dans le sud du pays. Un moustique particulièrement nuisible qui frappe de jour et dont la piqûre peut s'avérer extrêmement douloureuse. Autre problématique : il est capable, dans certaines conditions, de transmettre la dengue ou le chikungunya, des maladies habituellement rencontrées dans les zones tropicales du globe. Un communiqué de la Direction Générale de la Santé (DGS) précise "qu'il n'y a pas, à l'heure actuelle, d'épidémie de dengue ou de chikungunya dans ces départements". Cependant 4 cas concernés par ces maladies ont été identifiés dans les Alpes-Maritimes et le Var durant l'été 2010.
Comment une épidémie de dengue ou de chikungunya pourrait-elle survenir ?

Si à l'occasion d'un voyage, un individu se fait piquer par un moustique infesté par le virus, et se fait repiquer à son retour en France par un moustique tigre sain, cette personne malade l'infestera. Le moustique pourra alors transmettre le virus à une autre personne saine par une simple piqûre. Ainsi, depuis 2006, le ministère de la santé a mis en place un vaste dispositif de lutte contre le risque de dissémination de la dengue et du chikungunya en France métropolitaine afin de prévenir et limiter la circulation de ces virus. Avec l'arrivée de l'été, les insectes "à risque" sont de sortie. Les mesures mises en œuvre, renforcées dès le 1er mai pour la période estivale, consistent ainsi à guetter l'activité du moustique afin de limiter son développement, à surveiller les cas suspects humains et à sensibiliser les personnes résidant dans des régions où le moustique est présent. La DGS recommande par ailleurs d'éviter les points d'eaux stagnantes dans son environnement proche afin de modérer la prolifération du moustique.

Source : DGS (commmuniqué), 30 avril 2013.

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