Les dons en 10 questions Le don en France est dénué de tout intérêt financier

le don est anonyme pour protéger la famille du donneur et le receveur.
Le don est anonyme pour protéger la famille du donneur et le receveur. © Benoit Rajau / Agence de Biomédecine

La loi française est stricte : quelle que soit la nature du don (sang, plaquettes, moelle osseuse et sang placentaire), il s'agit d'un acte libre, volontaire, anonyme, gratuit et altruiste.

L'anonymat, d'abord, car le don est répertorié dans un registre national contrôlé par l'Agence de Biomédecine. Le don est caractérisé et rendu anonyme par un numéro et il est impossible de savoir quand le don est utilisé, pour quel patient et avec quel résultat.

En France, le don est destiné au traitement de tout patient qui le nécessite, sans préférence autre que la correspondance entre le receveur et le donneur. L'altruisme est total.

Enfin, la gratuité du don est un fondement majeur de la loi française qui indique qu'aucune indemnité n'est possible pour un don. La limite étant bien sûr que le don ne doit pas imposer de frais au donneur.

Toutes ces règles permettent à la France d'avoir des dons qui sont totalement dénués d'intérêts et qui ne mettent la vie de personne en danger.

 Certains pays rémunèrent les dons, notamment de gamètes, et des dérives existent. Des jeunes filles subissent, par exemple, des stimulations hormonales à répétition pour donner leurs ovocytes plusieurs fois de suite et ainsi peuvent payer leurs études. Ces stimulations hormonales ne sont pas sans conséquence sur leur santé.

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