Hépatite C : de nouveaux traitements mieux tolérés et plus efficaces L'hépatite C, une maladie souvent chronique

Bien que moins contagieux que le virus de l'hépatite B, il est très répandu : rien qu'en France, 370 000 personnes sont touchées. Dans près de trois-quarts des cas, la transmission du virus se fait par voie sanguine. C'est ce qui explique que les toxicomanes sont particulièrement touchés et qu'ils représentent environ 80 % des 5 000 nouveaux cas dépistés chaque année. Mais dans environ un quart des cas, on ne sait pas comment la maladie a pu être contractée. Transmission via un piercing ou un tatouage, voire à l'hôpital, on n'a pas toujours de certitudes. "En réalité, l'hépatite C peut toucher n'importe qui, les jeunes comme les plus âgés. Tout le monde doit se sentir concerné", insiste le Pr Marcellin. 

"L'hépatite C peut toucher tout le monde."

En revanche, une fois contracté, le virus de l'hépatite C est plus redoutable que le virus de l'hépatite B. La maladie évolue silencieusement pendant plusieurs années. Après la période d'incubation, le virus peut provoquer une inflammation du foie, sans que le malade s'en aperçoive. Même si certains malades ressentent une forte fatigue, c'est très compliqué de faire le lien avec l'hépatite C.
Près de 80 % des patients infectés par le VHC développent une infection chronique et 10 à 20 % développent une cirrhose. Parmi ces derniers, environ 7 % auront un cancer du foie. Il faut savoir que l'hépatite C est la principale indication de transplantation hépatique. Grâce aux nouvelles molécules qui arrivent sur le marché, les malades les plus graves et non répondeurs aux traitements antérieurs et les malades en pré ou post transplantation peuvent désormais disposer de traitements efficaces. Le dépistage est donc plus que jamais une priorité.


 

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