Hépatite C : de nouveaux traitements mieux tolérés et plus efficaces Hépatite C : priorité au dépistage

une simple prise de sang permet de dépister la présence du virus vhc.
Une simple prise de sang permet de dépister la présence du virus VHC. © Dominique VERNIER - Fotolia.com

L'hépatite C est une maladie méconnue et ignorée. "On a beau avoir des traitements efficaces, si on ne dépiste pas les patients, on ne peut pas les guérir !", commente Patrick Marcellin. Quand on découvert le virus en 1989, on n'avait pas de traitements. On n'encourageait donc pas le dépistage. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Beaucoup de progrès ont été réalisés en termes de dépistage : il est notamment systématique et obligatoire pour les donneurs de sang. 

35 % des personnes porteuses de l'hépatite C l'ignorent.

Reste qu'aujourd'hui, 35 % des personnes porteuses de l'hépatite C l'ignorent. Et pour cause : l'hépatite C est le plus souvent asymptomatique. Ou en tout cas, les symptômes qu'elle provoque, la fatigue notamment, ne sont pas spécifiques et donc difficilement identifiables. "On ne peut diagnostiquer une hépatite C que si on la cherche, constate le Pr Marcellin. C'est pourquoi il est essentiel d'encourager les personnes à faire un test de dépistage quand elles sont en bonne santé."
Comment ? Avec une simple prise de sang. "Aujourd'hui, les gens connaissent leur taux de cholestérol ou leur glycémie. Il faudrait qu'ils prennent l'habitude de demander un dépistage de l'hépatite C". D'autant plus que plus tôt elle est dépistée, mieux l'hépatite C se soigne. En revanche, un retard de diagnostic peut conduire à de graves complications, comme une cirrhose, voire un cancer du foie, même en l'absence de symptômes. "Avec les médicaments aujourd'hui disponibles, on est capable de faire régresser maladie, et même de récupérer partiellement, voire complètement un foie malade, note le Pr Marcellin."

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