Hépatite C : un test sanguin pour estimer à l'avance l'efficacité du traitement

Des chercheurs ont découvert un moyen de diagnostiquer, par avance, l'efficacité d'un traitement contre l'hépatite C avec une simple prise de sang.

Hépatite C : un test sanguin pour estimer à l'avance l'efficacité du traitement
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Virus de l'hépatite C. © 4designersart-Fotolia.com

Chaque année, près de 5 000 nouveaux cas d'hépatite C sont diagnostiqués en France, portant le nombre de malades à plus de 800 000 dans l'Hexagone. Le traitement actuel suivi par les malades se compose de ribavirine et d'interféron. Cette bithérapie est suivie entre 6 mois et un an. Les effets secondaires sont nombreux et difficiles à supporter au quotidien : nausées, perte de poids, chute de cheveux, anémie, dépression... Seulement 1 patient sur 2 guéri suite à ce traitement de choc.

Afin d'assurer la meilleure guérison possible, des scientifiques de l'Inserm, de l'Institut Pasteur et de l'université Paris Descartes ont découvert que les malades n'ayant pas guéri suite à la bithérapie possédaient dans leur sang une forme atypique, plus courte, de la protéine IP-10. Grâce à cela et à ses travaux publiés dans le Journal of Clinic Investigation, la firme américaine Rules-Based Medicine espère mettre au point et commercialiser cette année un test pronostique.

Cette technique permettra ainsi de compléter le traitement actuel avec des molécules plus ciblées pour garantir une plus grande chance de guérison mais les effets secondaires se feront encore plus sentir.

Contrairement aux hépatites A et B, il n'existe aucun vaccin. Les personnes les plus à risques sont celles ayant subi une transfusion sanguine avant 1991, ayant effectué un piercing ou tatouage et s'étant encore injectées des drogues par voie intraveineuse.

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