Furosémide : l'alerte se base sur un seul signalement

L'alerte sur une possible inversion de médicaments se base sur le seul signalement d'un pharmacien à Saint-Malo.

Furosémide : l'alerte se base sur un seul signalement
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L'affaire remonte au 7 juin dernier après le signalement d'un pharmacien à Saint-Malo. Traitée au Furosémide, une femme s'était plainte de somnolences auprès de son pharmacien et avait rapporté la boîte de médicaments administrés. Ce dernier avait alors découvert la présence d'un comprimé de somnifère dans une boîte de diurétique (Furosémide® 40 mg des laboratoires Téva) et en avait informé le laboratoire : les lots concernés furent rappelés par l'ANSM. Actuellement, les 190 000 boîtes issues du lot douteux sont en cours de vérification par Teva, sous le contrôle d'huissiers de justice sur le site de Sens (Yonne). Marie-Dominique de La Salle, directrice de la communication de Teva France, a souligné lundi que sur les 1 445 boîtes déjà ouvertes (bilan de vendredi soir), aucun comprimé de somnifère Zopiclone n'avait pour l'instant été retrouvé lors du contrôle des boîtes de Furosémide retirées du marché à la suite de l'alerte. De son côté, l'ANSM estime normal que le "principe de précaution" ait été actionné dans un tel contexte, rappelant que leur principale mission est de "protéger les patients".
Cette alerte sanitaire avait pris de l'ampleur après l'annonce de plusieurs décès de personnes âgées, alors traitées par du Furosémide issu du lot mal conditionné. Plusieurs enquêtes préliminaires ont été ouvertes afin de déterminer si ces décès pouvaient être liés à une éventuelle inversion de médicaments. Pour l'instant aucun lien ne semble avoir été établi alors que les résultats d'analyses toxicologiques ne sont pas encore connus. Depuis, de nombreuses interrogations subsistent, des inspecteurs de l'ANSM n'ayant pas détecté de défaut, "ni dans l'organisation, ni dans les pratiques, ni dans l'équipement de l'usine de conditionnement".

Source : AFP