Furosémide : aucune trace de somnifère

Aucune trace de Zopiclone n'a été retrouvée dans les plaquettes de Furosémide, à l'origine du signalement de l'alerte. Vers le classement de l'affaire ?

Furosémide : aucune trace de somnifère
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[Mis à jour le 1 juillet 2013 à 14h18] Le signalement avait été donné le 7 juin dernier alors qu'un pharmacien avait découvert un comprimé de somnifère dans une boite de diurétiques, rapportée par une patiente. Les résultats d'analyses chimiques effectuées sur l'emballage plastique du conditionnement suspect viennent d'être révélés : aucune trace de Zopiclone® n'a été détectée. Et cela pourrait remettre en question cette affaire qui se base initialement sur ce seul signalement à Saint-Malo. Bien que le Directeur Générale de l'ANSM ait exprimé sa volonté de protéger les donneurs d'alerte, "des personnes importantes, consciencieuses et qui permettent éventuellement de repérer un problème sanitaire", de nombreux questionnements subsistent actuellement.
D'autant plus que l'usine du laboratoire Teva a été inspectée sans révéler la moindre anomalie et que près de 9000 boîtes de lots suspects ont été ouvertes et examinées sans y trouvé de trace de somnifère. Par ailleurs, les analyses toxicologiques d'un nonagénaire et d'un septuagénaire décédés, alors qu'ils étaient traités au Furosémide® issu des lots retirés du marché, n'ont pas révélé la présence du somnifère Zopiclone®. Reste à connaître les résultats des analyses lancées suite à deux autres décès suspects.
Vendredi, le parquet de Paris a classé sans suite l'enquête préliminaire sur le Furosémide en "l'absence d'infraction". La fin d'un emballement médiatique.

Source : AFP, juin 2013.