Essais cliniques : en finir avec les idées reçues Les personnes qui participent sont des cobayes et n'ont aucun droit

les contraintes sont très variables d'un essai à l'autre : un cachet 2 fois par
Les contraintes sont très variables d'un essai à l'autre : un cachet 2 fois par jour pendant une semaine, ou un aérosol à l'hôpital tous les 2 jours pendant un an, par exemple. © Digital Vision - Thinkstock

 Faux.

Une idée vraisemblablement relayée par les films et les médias. En France, la loi est très stricte au sujet des essais cliniques et protège fortement les volontaires de la possibilité de finir en cobayes humains. C'est la loi Huriet-Serusclat de 1998 (révisée en 2004) qui régit les essais cliniques en France et assure qu'aucun essai ne sera possible si un comité de protection des personnes (CPP) ne l'approuve pas.

La vie quotidienne du volontaire est plus ou moins selon l'essai pour lequel il a été choisi. Parfois les volontaires sont hospitalisés plusieurs jours, alors que d'autres fois, une prise de sang mensuelle suffira.

Protocle transparent et signé

Selon les essais, les contraintes peuvent donc varier, mais en aucun cas elles ne vont à l'encontre de la liberté de l'individu. Le protocole de l'essai doit être signé par le participant volontaire et contient toutes les indications de fréquence des visites et examens auxquels il est censé se plier.

Mais une fois encore, la liberté est totale : si le volontaire estime, pour une raison ou un autre (qu'il n'est d'ailleurs pas obligé de donner), que l'essai est trop contraignant, il peut se retirer de l'essai. Il n'est par contre pas possible de rester dans l'essai si on ne se soumet pas aux examens réguliers. L'essai doit être le plus rigoureux possible, les données recueillies doivent donc être totalement fiables.

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