Essais cliniques : en finir avec les idées reçues Les volontaires sont tous bénévoles

on ne parle pas de rémunération mais d'indemnisation du temps consacré à
On ne parle pas de rémunération mais d'indemnisation du temps consacré à l'essai. © iStockphoto - Thinkstock

 Faux.

Les essais ne sont pas bénévoles, ils impliquent des consultations supplémentaires, parfois des batteries de tests qui peuvent prendre une journée entière. Ce temps doit donc être indemnisé (et non rémunéré) pour les volontaires. Si, avant, seuls les volontaires sains étaient indemnisés, la loi revisitée en 2004 indique maintenant que toute personne qui se soumet à un essai clinique, qu'elle soit saine ou malade, doit être indemnisée.

L'indemnisation varie selon l'implication et les dédommagements nécessaires pour le bon déroulement de l'essai et peut être forfaitaire ou sur justificatif. Les protocoles n'indiquent pas le montant des indemnisations car il s'agit avant tout de trouver des volontaires qui ne viennent pas exclusivement pour obtenir un "gain". En plus, la loi française est très stricte là-dessus.

Frais médicaux pris totalement en charge

Bien évidemment, l'ensemble des frais médicaux est pris en charge par le promoteur de l'essai (les visites médicales, les examens mais aussi les hospitalisations si besoin). Pour tous les volontaires, le montant des indemnités ne doit pas dépasser 4 500 euros par an pour éviter que certaines personnes "vivent des essais cliniques".

 L'indemnisation est cependant interdite pour certaines personnes : les mineurs, les majeurs protégés (sous curatelle ou tutelle), les personnes emprisonnées, entre autres.

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