Les recommandations du calendrier vaccinal 2015 Le vaccin RRO – Rougeole-Rubéole-Oreillons

La rougeole est une maladie éruptive (qui provoque l'apparition de plaques rouges) due à un germe. Dans les pays industrialisés, elle est rarement grave. En revanche, elle fait des ravages dans les pays en développement, à cause des complications possibles, notamment au niveau respiratoire et neurologique. Outre l'éruption cutanée, la rougeole provoque souvent une forte fièvre, ainsi qu'une rhinite, une conjonctive et une toux.

 Epidémiologie : c'est l'une des maladies infectieuses les plus contagieuses. Grâce à la vaccination, le nombre de cas recensés a beaucoup diminué. En 2006, un seul cas a été enregistré par le réseau Sentinelles, chargé de surveiller cette maladie.

La rubéole est une infection virale commune de l'enfant, sans symptômes dans la moitié des cas et bénigne en général. L'ennui, c'est qu'elle peut devenir très grave lorsqu'elle touche une femme enceinte. Si le fœtus contracte le virus, le risque de malformation congénitale est très élevé.

 Epidémiologie : en 2005, le taux d'infection maternelle était de 2,1 pour 100 000 naissances vivantes, avec une incidence beaucoup plus élevées chez les toutes jeunes femmes. Les femmes jeunes, en âge de procréer, font partie des cohortes particulièrement à risque. Elles n'ont pas bénéficié d'une couverture vaccinale élevée dans l'enfant et ont pu échapper au rattrapage à 6 ans ou à l'adolescence et ont grandi dans un environnement où la réduction de l'incidence de la rubéole liée à la vaccination a diminué les occasions de contamination dans l'enfance.

Les oreillons sont provoqués par un virus très contagieux, qui se transmet par voie aérienne. Les symptômes sont caractéristiques : outre la fièvre et la douleur aux oreilles, on constate un gonflement des parotides, des glandes situés sous les oreilles, à côté de la mâchoire. Chez l'enfant, la maladie est le plus souvent bénigne mais des complications peuvent survenir chez l'adulte : méningite, encéphalite, pancréatite, atteinte ovarienne ou encore atrophie testiculaire.

 Epidémiologie : l'introduction du vaccin a permis de faire largement régresser le nombre de cas d'oreillons en France. Ils ont pratiquement disparu aujourd'hui.

 Mode d'administration : les trois vaccins sont souvent regroupés en un seul. L'injection se fait par voie sous-cutanée.

Effets indésirables : une réaction fébrile importante (au-delà de 39,4°C) est parfois constatée, plusieurs jours après le vaccin. La deuxième injection est généralement mieux tolérée. Parfois (mais rarement), une petite éruption cutanée peut avoir lieu.

 

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