Les recommandations du calendrier vaccinal 2011 Le vaccin DT Polio

Pas toujours facile de savoir à quoi correspondent ces vaccins qu'on vous recommande de faire. Le point sur les maladies dont ils protègent et sur les effets indésirables éventuels, ainsi que sur le mode d'administration, vaccin par vaccin.

 

Le vaccin DT Polio

C'est le seul qui soit obligatoire en France. Il protège contre trois maladies : la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Les rappels de vaccination sont recommandés tout au long de la vie, tous les dix ans.

  La diphtérie. Cette maladie est une infection des voies respiratoires supérieures et parfois de la peau. Les symptômes peuvent ressembler à ceux d'une angine mais le diagnostic est beaucoup plus sévère puisque 10% des personnes touchées en meurent.

Epidémiologie : en France, on dénote moins de quinze cas annuels, avec aucun cas entre 1989 et 2002. Tout cas diagnostiqué doit être signalé auprès de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass).

Mode d'administration : le vaccin se fait par voie intramusculaire.

Effets indésirables : possibilité de réactions locales et fébriles sévères mais passagères, dont la fréquence augmente avec l'âge, la dose d'anatoxine et le nombre de doses administrées. C'est pourquoi on utilise une dose beaucoup plus faible pour la revaccination des personnes âgées de 16 ans et plus. Les signes de réactions peuvent être un œdème et une rougeur au niveau du site d'injection ou bien un nodule en ce même endroit, de la fièvre, des malaises voire des céphalées.

Les réactions graves sont exceptionnelles.

 Le tétanos. Cette infection aigue grave, non contagieuse, est souvent mortelle. La bactérie à l'origine de la maladie se retrouve souvent dans les déjections animales et dans le sol. Elle pénètre dans l'organisme via une plaie cutanée. Si elle se développe dans l'organisme, elle provoque une atteinte neuromusculaire avec contractures, spasmes musculaires et convulsions.

Epidémiologie : en France, on dénombre quelques dizaines de cas tous les ans, 25 en 2004 et 17 en 2005, par exemple. Ils concernent surtout des personnes âgées, notamment des femmes, moins bien protégées que les hommes jusque-là revaccinés lors du service militaire.

Mode d'administration : par voie intramusculaire.

Effets indésirables : rares chez l'enfant, leur fréquence augmente avec l'âge. On constate souvent une douleur au site d'injection. Parfois réactions locales sévères, avec fièvre.

 La poliomyélite. Le poliovirus est contagieux et très tenace. Il peut se transmettre par contact direct avec les matières fécales ou les sécrétions pharyngées d'une personne malade mais aussi via l'ingestion de produits souillés. Le virus va ensuite gagner les ganglions lymphatiques et se propager dans le sang, parfois même dans les tissus nerveux, provoquant des lésions irréversibles. Parfois, il n'y a pratiquement pas de symptômes. Mais la maladie peut aussi se traduire par une sensation de malaise, des maux de tête, des troubles gastro-intestinaux, une raideur de la nuque et du dos, avec ou sans paralysie. Celle-ci peut être localisée à un seul muscle, un membre, ou plus étendue, ce qui peut entraîner des troubles respiratoires et engage donc le pronostic vital.

Epidémiologie : depuis 1988, l'OMS a fixé un objectif d'éradication en 2008-2010. L'élimination du virus sur le continent américain a été prononcée en 1994 et en 2002 pour l'Europe. En revanche, de nombreux cas surviennent encore dans les pays d'Afrique sub-saharienne et dans le sous-continent indien, faisant persister le risque d'exportation de cas vers d'autres pays. En France, tout cas de poliomyélite doit être déclaré à la Ddass.

Mode d'administration : par voie intramusculaire.

Effets indésirables : ils sont rares. Quelques réactions locales mineures type érythème, douleur, léger œdème à la zone d'injection, pouvant survenir dans les 48 heures et persister un ou deux jours.

 

Calendrier vaccinal