Les recommandations du calendrier vaccinal 2015 Le vaccin contre les infections invasives à pneumocoque

Les infections à pneumocoque sont surtout fréquentes chez les bébés et les personnes très âgées. Elles peuvent se manifester sous forme de pneumonie ou de méningite et peuvent donc s'avérer très graves, voire mortelles. Le pneumocoque peut aussi se manifester de façon moins spectaculaire : ainsi il est responsable d'environ un tiers des otites des enfants de moins de 3 ans. Chez l'adulte, on le retrouve dans un quart des cas de sinusite aiguë.


 Epidémiologie : en France, les infections pneumococciques sont surveillées par le Centre national de références des pneumocoques. En 2005, pour la méningite, on recensait 1,2 cas pour 100 000 habitants et 10 fois plus pour les infections bactériémiques. Depuis 2005, le nombre d'infections chez les enfants de moins de deux ans a diminué, ce que l'on attribue à la vaccination, introduite en 2003.

 Mode d'administration : une seule injection, par voie sous-cutanée ou intramusculaire.

 Effets indésirables : de légères réactions locales sont possibles telle qu'érythème, induration ou œdème, pour environ la moitié des personnes vaccinées. Pour moins de 1% des patients, on note une réaction plus sévère avec fièvre, myalgie et réaction au site d'injection.

 Qui est à risque chez les adultes non vaccinés ?

- Les personnes atteintes d'asplénie fonctionnelle ou splénectomie, de drépanocytose homozygote, de syndrome néphrotique, d'insuffisance respiratoire ou cardiaque.

- Les patients alcooliques avec hépatopathie chronique.

- Les personnes ayant des antécédents d'infection pulmonaire ou invasive à pneumocoque.

 

 

 

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