Les recommandations du calendrier vaccinal 2015 Le vaccin contre le papillomavirus humain

L'infection à papillomavirus (HPV) est l'une des 3 principales infections sexuellement transmissibles en France. Les préservatifs ne suffisent pas à protéger les partenaires. Généralement, l'infection est complètement inapparente dans un premier temps. Dans 80 % des cas, elle disparaît d'elle-même. Mais parfois, l'infection persiste et peut alors créer des lésions précancéreuses. Elles peuvent elles-mêmes régresser spontanément ou conduire à un cancer du col de l'utérus.

 Epidémiologie : plus de 70 % des adultes font au moins une infection à HPV dans leur vie. Chez les jeunes femmes, plus de 60 % des primo-infections surviennent dans les 5 ans suivant les premiers rapports sexuels. Le cancer du col de l'utérus est le 8e cancer le plus courant chez la femme en France : 3 400 cas estimés en 2000.

Mode d'administration : le vaccin est recommandé aux jeunes filles de 14 ans, qu'elles soient  exposées ou non au risque d'infection à HPV. Une vaccination de rattrapage est aussi proposée aux jeunes femmes de 15 à 23 ans qui n'auraient pas eu de rapport sexuel ou, au plus tard, dans l'année suivant le début de la vie sexuelle. Il existe deux types de vaccins : Gardasil et Cervarix.

Le vaccin se fait en trois injections, par voie intramusculaire.

 Effets indésirables : quelques réactions au point d'injection (érythème, gonflement), parfois fièvre passagère. Pour le Cervarix, quelques douleurs musculaires et articulaires ont été rapportées.

 

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