Les épidémies d'hier et d'aujourd'hui Victoire contre la variole

 

L'histoire de la lutte contre la variole se termine bien et en fait un exemple unique dans l'histoire. Cette maladie, après avoir fait des ravages, a aujourd'hui totalement disparu de la surface de la terre.

en 1980, l'oms l'annonce officiellement: la variole n'est plus.
En 1980, l'OMS l'annonce officiellement: la variole n'est plus. © Collection OMS

La variole aurait fait son apparition il y a près de 2 000 ans en Asie puis se serait propagée à l'Europe au Moyen-Age, avant de faire des ravages aux Amériques dès le XVIe siècle. Jusqu'au XXe siècle, cette maladie qui tuait à peu près 20 % des malades, a ravagé des populations entières, durant diverses épidémies. Elle est responsable de millions de morts à travers les siècles. Elle a fini par disparaître au XXe siècle après le développement d'un vaccin et d'une politique d'éradication mondiale.

C'est quoi la variole ?

La variole est un pox-virus qui se transmet d'homme à homme par voie respiratoire. La durée d'incubation est de 10 jours à deux semaines. Premiers symptômes : une fièvre élevée, accompagnées de maux de tête et de nausées, suivis quelques jours plus tard d'une éruption cutanée caractéristique : les petites plaques rouges se transforment rapidement en vésicules, qui vont finir par sécher pour former une croûte. Elle entraîne la mort dans 20 % à 40 % des cas.  Les malades qui s'en sortent sont ensuite immunisés à vie contre cette malade. En revanche, ils gardent souvent un visage fortement marqué par les cicatrices de ces pustules.

Quels remèdes contre la variole ?

Il n'existe aucun médicament pour lutter contre ce virus. En revanche, un vaccin existe, qui a largement contribué à l'éradication de la maladie, dans une campagne lancée par l'Organisation mondiale pour la santé (OMS) dès 1958.

La variole aujourd'hui

Il n'y a plus eu aucun cas de variole dans le monde depuis 1977. L'OMS a donc déclaré la maladie éradiquée deux ans plus tard, en 1979. "Le virus est toutefois conservé dans deux laboratoires, en Russie et aux Etats-Unis", précise Antoine Flahaut, directeur de l'Ecole des hautes études en santé publique. 

 

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