La maladie vue par le cinéma Love Story : l'amour contrarié par la maladie

Le film

c'est la maladie qui va séparer oliver et jennifer.
C'est la maladie qui va séparer Oliver et Jennifer. © DR

Ils sont jeunes, ils sont beaux et leur histoire a fait pleurer le monde entier. A la sortie du film, dans les années 70, mais aussi pendant les presque quarante années qui ont suivi. Basé sur le roman d'Eric Segal et réalisé par Arthur Miller, Love Story est LE film romantique torturé par excellence. Retour au commencement : Oliver Barret IVe du nom, richissime héritier, est aussi un brillant étudiant en droit à Harvard. Son regard croise bientôt celui de Jennifer Cavalleri, une étudiante en musique complètement fauchée. Tous les ingrédients sont donc réunis pour que les deux tourtereaux vivent une histoire d'amour passionnée, contrariée par la famille du jeune homme, qui y voit une mésalliance. Le mariage controversé a tout de même lieu et, tous deux diplômés et gagnant leur vie, les jeunes époux envisagent de fonder une famille. Sauf que ça ne marche pas. Après des mois de tentatives infructueuses, Jennifer finit par consulter un spécialiste. Le diagnostic est sans appel : elle souffre d'une leucémie, dont le stade est trop avancé pour qu'on puisse envisager de la sauver. Dur. Après des semaines de sursis où elle profite au maximum du temps qui lui reste, Jennifer finit par s'éteindre sur un lit d'hôpital, dans les bras d'Oliver, qui l'aura soutenue jusqu'au bout.

La maladie

Love Story fut LE succès de l'année 1971 au cinéma. Aujourd'hui encore, des générations d'adolescentes versent des larmes devant cette histoire d'amour rocambolesque que la mort vient contrarier.  Ont-elles pour autant retenu le nom de la maladie qui finit par avoir raison du courage de Jennifer ? Pas sûr ! Petit retour sur la leucémie, une affection qui se soigne beaucoup mieux aujourd'hui qu'en 1970.

La leucémie est, pour simplifier, une sorte de cancer des cellules de la moelle osseuse, qui servent à produire les cellules sanguines : globules rouges, globules blancs et plaquettes. Les cellules cancéreuses ont pour effet de faire proliférer des globules blancs anormaux, qui finissent par prendre la place de tous les autres éléments, entraînant de nombreuses perturbations, puisque le sang n'est plus du tout normal. Lorsqu'il se propage, ce cancer peut envahir les ganglions, le foie ou encore la rate. Les symptômes multiples sont liés à la baisse de ces éléments sanguins indispensables :

 Moins de globules blancs = des défenses immunitaires affaiblies et donc un risque d'attraper tous les microbes qui passent.

 Moins de plaquettes = moins de capacité à coaguler et blessures qui saignent beaucoup plus longtemps.

 Moins de globules rouges = difficulté pour le sang à transporter tout l'oxygène nécessaire au bon fonctionnement de l'organisme et symptômes d'anémie (pâleur, essoufflement, etc.)

La forme de leucémie la plus courante chez les jeunes adultes est la leucémie aiguë myéloblastique.  Elle se développe rapidement, à partir d'un type particulier de cellules de la moelle osseuse, appelées myéloïdes.

Les traitements de la leucémie sont aujourd'hui relativement efficaces. Ils consistent essentiellement en une chimiothérapie, qui détruit les cellules cancéreuses. Comme elle s'attaque aussi aux cellules saines de la moelle osseuse, des transfusions sanguines sont souvent nécessaires, en attendant que l'organisme puisse à nouveau produire ses propres cellules sanguines. Dans certains cas, une greffe de moelle osseuse s'avère nécessaire.

Beaucoup de progrès ont été faits ces dernières années dans le traitement des leucémies. Reste que, comme pour la plupart des maladies, plus tôt elle est détectée, meilleur est le pronostic.

 

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