Grippe A/H1N1 : ce qu'il faut savoir Le plan national français est bien rodé

Outre les recommandations internationales de l'Organisation mondiale pour la santé (OMS), la France a mis en place un plan national de lutte contre la pandémie grippale. Suite aux frayeurs engendrées par la menace de la grippe aviaire, en 2005, ce plan a donc été renforcé et détaillé. Voici quelques-unes des mesures principales.

 

 Dans un premier temps, pour éviter la multiplication des cas, les pouvoirs publics peuvent décider d'interdire les liaisons de passagers avec les pays touchés et instaurer un contrôle aux frontières.

 Le gouvernement doit s'assurer qu'il dispose de suffisamment de stocks de médicaments et de masques pour soigner tous les malades qui s'annoncent (l'Institut de veille sanitaire ayant préalablement fourni une étude prévisionnelle du nombre de cas probables). Cette étape est très calibrée et bien rodée, selon les dires de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, qui estime que la France est l'un des pays les mieux préparés à subir une telle épidémie.

 La communication joue également un rôle primordial. Les autorités sanitaires doivent enclencher une très large campagne de communication à l'échelon national, visant à la fois à rassurer la population mais aussi à lui enseigner de façon claire et précise les mesures à prendre, les gestes à effectuer ou au contraire à proscrire.

 Si l'épidémie prend de l'ampleur, les autorités peuvent être amenées à interdire les rassemblements de foule, voire à stopper les transports en commun. De même, les établissements scolaires peuvent être fermés, de même que d'autres établissements publics.

 Dans le même temps, le dispositif de santé est renforcé, avec notamment la mise en place de centres destinés à accueillir les malades.

 Un "plan de crise" a également été élaboré pour que le pays puisse continuer à fonctionner. Selon le degré de gravité, les autorités sanitaires incitent administrations et entreprises à fonctionner selon un schéma précis (exemple : si on atteint le pic de l'épidémie, seules les personnes indispensables à l'entreprises viennent travailler, etc.).

L'Hexagone semble donc bien préparé. Il ne reste donc plus qu'à garder son sang-froid si jamais cette grippe mexicaine devait se répandre sur le territoire. Rappelons qu'elle n'a rien à voir avec la grippe de 1918. Non seulement le pays n'était pas préparé mais la population était affaiblie par des années de privation et, surtout, on ne disposait pas encore des antibiotiques pour lutter contre les surinfections. Aujourd'hui, nous avons, en France, toutes les armes nécessaires pour lutter.

 

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