A la découverte de la sophrologie Plus facile d'aller voir un sophrologue qu'un psy

Aujourd'hui, les médecines dites alternatives suscitent un réel engouement.

"Pour certaines personnes, il est sans doute plus facile d'aller voir un sophrologue plutôt qu'un psy. Par ailleurs, de plus en plus de personnes s'intéressent de près aux médecines alternatives. Selon une étude de l'Organisation mondiale pour la santé, 75 % des Français y ont déjà eu recours au moins une fois, précise Pascal Gautier. Cela s'inscrit dans la mouvance d'une vie plus écologique, plus équilibrée."

Dans la mesure où la pratique et la maîtrise de la sophrologie permettent un mieux-être général et, en particulier, une écoute plus attentive de son corps et une dynamisation de ses capacités, il est facilement envisageable de la considérer comme un complément intéressant aux médecines conventionnelles.

"Nous travaillons parfois en collaboration avec d'autres thérapeutes, note Pascal Gautier, dans les cas où ces derniers connaissent et reconnaissent les apports de la sophrologie, ce qui n'est pas toujours le cas."

Par exemple, des sophrologues travaillent dans certains centres anti-douleur, dans des centres pour le sommeil, des unités de cancérologie (certaines infirmières sont notamment formées pour soulager et accompagner les patients). Certains masseurs-kinésithérapeutes se forment également à la  sophrologie pour apaiser les tensions musculaires. En maternité, des sages-femmes y sont aussi formées pour les préparations à l'accouchement.

Ce n'est pas un remède à tous les maux

"En tant que formateur, j'ai également eu à intervenir pour la formation de policiers, ajoute Pascal Gautier. Ceci leur permet d'évacuer autant que faire se peut le stress du à cette profession et à augmenter la confiance en soi pour ne plus subir les pressions professionnelles et sociales inhérentes à ce métier."

Il serait néanmoins illusoire de croire que cette méthode est un remède à tous les maux. Le praticien se doit de respecter ses limites et d'orienter, le cas échéant, vers un professionnel. Attention, la sophrologie ne peut pas remplacer une thérapie mais elle permet de donner des ressources supplémentaires. La sophrologie ne se substitue pas aux médecines traditionnelles mais peut être un complément intéressant dans certains cas. " Nous ne sommes pas formés pour établir des diagnostics, précise-t-il. Et si c'est ce que désire une personne, on l'orientera vers le spécialiste adapté".

 

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