A la découverte de la sophrologie Comment bien choisir son sophrologue

C'est toujours la même chose : lorsqu'il s'agit de choisir un praticien, que ce soit un professionnel médical ou para-médical (ostéopathe, chiropraticien et évidemment sophrologue), on se demande toujours comment faire. Qui écouter, à qui faire confiance ?

Le bouche-à-oreille, encore une fois, est loin d'être à négliger. Par ailleurs, cela vous donnera l'occasion de demander ce que la personne en a pensé, pourquoi elle y est allée, etc. C'est plus ou moins l'assurance de ne pas tomber sur un charlatan, à moins que la personne ne soit mal intentionnée. Mais, si un sophrologue peut convenir et satisfaire les attentes de Sandrine, ça n'est pas dit qu'il vous convienne. Néanmoins, ça vaut le coup d'essayer.

Par ailleurs, comme ça n'est pas une profession qui nécessite un diplôme d'Etat, il n'y a pas de titre reconnu. N'importe qui ou presque peut avoir pignon sur rue en tant que sophrologue. Même s'il n'existe pas de diplôme d'Etat, il existe bien sûr un diplôme de sophrologie qui sanctionne plusieurs mois de formation et qui s'obtient auprès des écoles reconnues.

La formation du sophrologue

La formation est donc "libre". L'Institut de Sophrologie de Rennes, dont Pascal Gautier est le directeur, fait partie de la Coordination des écoles professionnelles en sophrologie (CEPS). Il existe 6 instituts en France qui respectent le cadre bien précis défini par la CEPS, c'est-à-dire que la formation doit durer 400 heures, au sein d'un centre. Cette formation comprend deux cycles et un stage d'application.

Il existe également un Institut national, le Syndicat des sophrologues professionnel qui exige au moins 250 heures de formation en centre.

 

Se méfier des titres pompeux

La CEPS et le SPP disposent d'annuaires en ligne qu'il ne faut pas hésiter à consulter.  "Il vaut mieux également s'assurer que le sophrologue adhère à une charte, à un code de déontologie, souligne Pascal Gautier. S'il est dans le cadre d'un exercice légal, il doit avoir un numéro professionnel."

Par ailleurs, il ne faut pas se laisser impressionner par des titres pompeux et souvent vides de sens. Il ne faut pas hésiter à poser des questions à votre médecin, si jamais c'est lui qui vous oriente vers un sophrologue de sa connaissance.  
L'aspect psychologique et social ne doit pas être négligé non plus car il est essentiel d'être à l'aise avec cette personne.
Par ailleurs, il faut se méfier des accueils de type "orientaux", avec décor et musique d'ambiance, encens et compagnie. Il faut également être attentif aux publicités mensongères ou outrancières.

Enfin, si le praticien s'aventure à vous diagnostiquer une maladie, soyez très méfiant car il n'est pas habilité à faire de diagnostic, ce n'est pas son métier.

Le tarif des consultations oscille entre 8 et 15 euros pour des séances collectives et entre 24 et 45 euros pour une séance individuelle. Elles ne sont pas remboursées par la sécurité sociale mais certaines mutuelles les prennent en charge.

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