10 vérités sur les médicaments génériques Une traçabilité et une sécurité totales

Rassurez-vous, ce n'est pas parce que les médicaments génériques sont moins chers qu'ils sont moins sûrs ou moins efficaces. Ils suivent exactement le même circuit de validation que les médicaments princeps et doivent déposer une demande d'autorisation de mise sur le marché auprès de l'Afssaps. La seule différence, c'est que le laboratoire n'a pas besoin de faire la preuve de l'innocuité ou de l'efficacité de la molécule active, puisqu'elle existe depuis longtemps et a déjà été validée.

Pour obtenir l'appellation de médicament générique, le laboratoire doit avant tout démontrer la bioéquivalence de son produit, c'est-à-dire le fait que l'on retrouve la même quantité de médicament dans le sang qu'avec le princeps. En effet, l'absorption peut changer en fonction des excipients contenus. Il est donc important de s'assurer que l'effet sur l'organisme sera exactement le même. Une tolérance de 20 % à 25 % est accordée. "Elle n'est pas significative pour l'efficacité du médicament, souligne Claude Bougé, directeur général adjoint du Leem, groupement Les entreprises du médicament. Sinon, le générique ne pourrait pas rentrer dans le même répertoire d'équivalences, où sont recensés le princeps et ses génériques."

Le choix de la qualité

Les excipients sont aussi passés sous la loupe avant que le nouveau médicament puisse être commercialisé. "S'ils avaient un quelconque effet nocif, cela se verrait pendant les études qui précèdent sa mise sur le marché", note Antoine Sawaya.

Pour Claude Bougé, la France est particulièrement prudente avec ses médicaments génériques : "La France a fait le choix de la qualité. Elle est exceptionnellement rigoureuse et exigeante. Les génériques ne sont pas des médicaments de seconde zone, ils sont aussi efficaces et aussi sûrs que les autres."

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