10 vérités sur les médicaments génériques Le marché du générique en plein boom

 

Dans les années 1990, les génériques n'avaient pas vraiment bonne presse et l'Hexagone accusait un franc retard par rapport aux pays du Nord, par exemple. Mais depuis quelques années, on assiste à une impressionnante accélération. La Caisse nationale d'assurance maladie vient d'ailleurs d'annoncer qu'elle avait économisé 1,01 milliard d'euros en 2009 grâce à la substitution du princeps par le générique. Et Claude Bougé, du Leem, de préciser : "Une boîte de médicament vendue sur 4 est un générique. De même, un euro dépensé en médicament sur 9 provient de la vente d'un générique."

C'est que le taux de substitution (du princeps par un générique quand il existe) a lui-même beaucoup progressé : ainsi, il est aujourd'hui en moyenne de 82 % à 83 %, contre 65 % il y a trois ou quatre ans.

Les génériques ont tellement le vent en poupe que les laboratoires pharmaceutiques se lancent dans le rachat de fabricants de médicaments génériques. "Depuis un an à dix-huit mois, la tendance se dessine : tous les gros labos tels que Novartis, Sanofi, Pfizer rachètent des fabricants de génériques", confirme Claude Bougé.

Pour le directeur général adjoint du Leem, "nous sommes en train d'assister à un changement de modèle économique". Eh oui, inventer de nouveaux médicaments devient moins rentable. Les frais de recherche peuvent même se révéler difficile à amortir. Les labos ont donc tout intérêt à se diversifier. Et il semble logique qu'ils s'intéressent au marché des génériques puisqu'il enregistre une croissance annuelle de 10 % à 15 % contre seulement 1 % à 2 % pour le marché de la recherche.

 

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