Don d'organes : une famille sur trois s'y oppose toujours

Les dons d'organes destinés à la greffe sont à la hausse en 2013, mais l'offre est toujours bien inférieure aux besoins.

Don d'organes : une famille sur trois s'y oppose toujours
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Publié au mois de juillet par l'Agence de la biomédecine, le dernier rapport médical et scientifique du prélèvement et de la greffe est plutôt encourageant sur le nombre de donneurs vivants, qui a augmenté de 4 % en un an.
Les donneurs vivants sont en grande partie (plus de 47%) des personnes âgées de 60 ans ou plus : "Comme dans la plupart des pays, la tendance observée depuis 1996 vers une augmentation de l'âge moyen des donneurs se confirme", constate le rapport. Très souvent, les donneurs vivants font partie de la famille ou de l'entourage proche d'un malade, et lui font don d'un de leur reins.
En revanche, les nouvelles sont moins encourageantes en ce qui concerne les dons sur les personnes décédées : "une famille sur trois refuse encore le prélèvement sur un proche décédé"  et en Ile-de-France ainsi que pour la zone Guyane/Antilles, le pourcentage grimpe même jusqu'à 40%.  
Le besoin, quant à lui, ne cesse d'augmenter. "Nous nous efforçons de faire diminuer ces disparités régionales et nous voulons multiplier le nombre des machines à perfusion pour les reins, qui permettent de maintenir plus longtemps cet organe, une fois prélevé, en état d'être greffé", souligne le rapport. Rappelons que dans la zone Europe, les pays sont obligés de s'échanger des organes afin de répondre à des urgences. Ainsi, le rapport indique qu'en 2013, "le nombre d'organes échangés entre la France et ses voisins européens a augmenté de 48%". 
Alors si vous êtes favorable au don d'organes en cas d'accident, n'oubliez pas d'en informer vos proches : "rien ne remplace la parole pour que votre choix soit respecté", indique l'agence de biomédecine sur son site.