Aidant familial : le guide des démarches et des soutiens possibles Des aides financières spécifiques

Se retrouver immobilisé est déjà un traumatisme en soi. Mais à la maladie viennent s'ajouter de nombreux problèmes, notamment financiers, aussi bien pour la personne touchée que pour son aidant. D'autant que les soins et les adaptations nécessaires suite à la maladie engendrent souvent des frais.

Diverses aides financières existent pour tenter de pallier le manque à gagner et assurer un minimum de confort de vie au malade et à la personne qui lui vient en aide.
 

Pour la personne en perte d'autonomie

  L'allocation personnalisée d'autonomie (Apa) est sans doute la plus connue. Elle s'adresse aux personnes dépendantes âgées de plus de 60 ans. Son objectif est de financer des services d'aide à la personne pour favoriser l'autonomie du bénéficiaire au quotidien. Le montant de l'Apa est déterminé selon une grille qui tient notamment compte du degré d'invalidité du malade. Son montant maximum était au 1er janvier 2008 de 1208,94 euros par mois.

  La prestation de compensation pour personnes handicapées est destinée à faciliter l'autonomie et la participation à la vie sociale du bénéficiaire. Cette prestation est attribuée sans conditions de ressources. Autrefois destinée aux adultes de plus de 20 ans, elle peut désormais être demandée pour les enfants.

  L'allocation aux adultes handicapés est destinée aux personnes âgées de plus de 20 ans et présentant un taux d'incapacité d'au moins 80 %. Elle est destinée à compenser partiellement le manque à gagner occasionné par l'impossibilité de travailler.

  L'allocation d'éducation de l'enfant handicapé vise, comme son nom l'indique, à compenser les frais d'éducation et de soins engendrés par le handicap de votre enfant.

Pour l'aidant

  L'Apa peut servir à salarier l'aidant . Cette démarche est possible dans tous les cas, sauf s'il s'agit d'un conjoint, concubin ou partenaire de Pacs. Il faut déclarer la situation à l'Urssaf ou passer par le Chèque emploi service universel (Cesu), qui facilite les démarches administratives.

  Les mêmes possibilités et conditions s'appliquent si la personne que vous aidez perçoit la prestation de compensation.

  Autre possibilité si votre proche handicapé perçoit la prestation de compensation : le dédommagement. Il s'élève au maximum à 85 % du Smic horaire sur la base de 35 h par semaine.

  Vous pouvez également être dédommagé si vous êtes parent d'un enfant handicapé et que vous avez dû réduire ou cesser votre activité professionnelle pour vous occuper de lui. 

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