Conférence mondiale sur le sida : la France peu représentée

Pour sa 17ème édition, la Conférence mondiale sur le sida, qui s'est ouverte ce dimanche 3 août et durera jusqu'au 8 août, se déroule pour la première fois en Amérique latine, à Mexico. Durant une semaine, quelque 22 000 personnes, chercheurs, scientifiques, associatifs, militants et patients, sont réunies pour discuter de toutes les questions autour du sida, de la prévention aux recherches sur un traitement en passant par la discrimination dont souffrent de nombreux séropositifs de par le monde. Le nombre de personnes infectées en 2007 s'élève à 33 millions de personnes avec pas moins de 2.7 nouvelles contaminations en 2006. En 2006 justement , l'Onu, qui est représenté à la conférence par son secrétaire général, Ban Ki-moon, avait formulé l'engagement d'un accès universel au traitement et à la prévention pour 2010.
A moins de 2 ans de cette échéance, il semble qu'il reste encore du chemin à parcourir pour que tous les malades puissent effectivement y avoir accès. En cause, l'engagement financier des Etats. Et la France n'est pas une élève modèle puisque sa contribution financière de lutte contre le sida ne s'élève qu'à 300 millions d'euros annuels selon l'association Act Up alors qu'il faudrait un milliard d'euros pour que l'engagement puisse être respecté. Par ailleurs, l'absence de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, «pour des raisons d'agenda», est fustigée tant par l'opposition que par les associations qui dénoncent de concert le desinterêt du gouvernement de Nicolas Sarkozy pour la lutte contre l'épidémie. A noter que la ministre, qui sera par contre présente au Jeux Olympiques de Pékin, sera représentée à la conférence par trois membres de son ministère dont un de son cabinet, Ronan Le Joubioux.