Comment faire face au virus Ebola ?

Alors que Marisol Touraine s'est récemment montrée rassurante sur le virus Ebola dans les colonnes du Parisien, le ministère de la Santé et celui des Affaires étrangères font part des dispositifs mis en place par la France pour faire face à la fièvre hémorragique.

Comment faire face au virus Ebola ?
© Fotolia

Les dispositifs prévus par la France pour faire face au virus Ebola sont nombreux mais se doivent d'être connus de tous. Voici les recommandations des ministères de la Santé et des Affaires étrangères.

 Les autorités recommandent de suspendre "sauf raison impérative" tout projet de voyage en Guinée, Sierra Leone, Libéria et Nigéria : il s'agit des quatre pays où des cas de fièvre hémorragique Ebola sont avérés.

 Pour les voyageurs sur place, il convient de ne pas se déplacer dans les zones de foyer de l'épidémie, de ne pas manipuler ou consommer de viande de brousse, de se laver fréquemment les mains et d'éviter les contacts avec des malades atteints par une forte fièvre, des troubles digestifs ou des hémorragies.

 Pour parer à tout risque d'importation du virus en France, le ministère de la Santé a mis à la disposition des compagnies aériennes des dépliants d'information destinés aux passagers de vols directs entre la France et les zones à risques et établi une procédure de prise en charge d'éventuels cas suspects. 

 La conduite à tenir inclut pour le passager suspect selon Air France : l'isolement, le port du masque et des toilettes réservées, le port de gants et l'utilisation de gel hydro-alcoolique pour le personnel naviguant, ainsi que le relevé des identités des passagers en contact avec le cas suspect.

 Tous les passagers d'Air France au départ de Conakry et de Freetown doivent également remplir un questionnaire avant d'être soumis à un test de température dans l'enceinte de l'aéroport, sous peine de ne pas obtenir leur carte d'embarquement.

 Les voyageurs revenant d'une zone à risque doivent surveiller quotidiennement leur température. Toute personne qui présente, dans un délai de 21 jours après son retour d'une zone à risque, une fièvre supérieure ou égale à 38,5 degrés, doit être considérée comme un cas suspect et doit être signalée au Centre 15.

 Tout cas suspect devra rapidement être classé en catégorie "exclu" (l'hypothèse du virus est écartée) ou "possible" (lorsque d'autres signes cliniques viennent s'ajouter à la fièvre). Un cas ne peut être confirmé que par une analyse biologique réalisée par l'un des deux laboratoires de référence dont un seul est utilisé actuellement, selon le ministère de la Santé : il s'agit du laboratoire du Centre national de référence des Fièvres hémorragiques virales (FHV) basé à Lyon, qui est rattaché à l'Institut Pasteur.

 Il est conseillé de se rappeler les principaux symptômes de la fièvre Ebola. La durée d'incubation de la maladie varie entre 2 et 21 jours avec une moyenne de 8 jours. Elle débute par une sorte de grippe, avec fièvre, courbatures et maux de tête. D'autres signes apparaissent trois à quatre jours après, notamment des éruptions cutanées et des vomissements, tandis que l'état général se dégrade progressivement, avec notamment des hémorragies internes et externes.

 Contrairement à la grippe, qui se transmet par la voie aérienne, le virus Ebola se transmet d'homme à homme par contact direct avec des fluides biologiques (sang, selles, vomissements) de malades. Elle se transmet également par du matériel souillé comme les aiguilles.

 Il n'existe pour l'instant ni vaccin, ni traitement spécifique.