Les 10 commandements anticancer Ton environnement, tu assainiras

aériez votre habitation 30 minutes par jour, en évitant les heures de pointe du
Aériez votre habitation 30 minutes par jour, en évitant les heures de pointe du trafic routier. © Polka Dot/Thinkstock

De nombreux facteurs de risque du cancer se situent dans notre environnement proche. Certes, nous ne pouvons pas lutter contre chacun d'entre eux, mais certains gestes permettent tout de même de limiter les risques.

 Nous l'avons déjà mentionné, mais il n'est pas inutile de le rappeler : le tabac nuit à la santé, y compris celle de ceux qui ne fument pas mais vivent sous le même toit qu'un consommateur. Pour éviter ce tabagisme passif, plusieurs mesures à prendre : dans l'idéal, il faudrait forcer celui ou celle qui partage votre espace de vie à fumer à l'extérieur. Vous ferez d'une pierre deux coups : votre espace de vie ne sera pas pollué et le fumeur diminuera probablement un peu sa consommation, faute d'avoir le courage de ressortir. Evidemment, si vous vivez au 25e étage, c'est plus compliqué : vous pouvez toutefois exiger qu'il ou elle fume à la fenêtre. Et hop, plus de vilaine fumée dans vos narines. Et un environnement qui sent enfin bon !

 Voilà d'ailleurs une bonne résolution à tenir, hiver comme été : aérez votre intérieur. Faites-le en dehors des heures de pointe de la circulation routière, histoire d'éviter de récupérer les gaz d'échappement. 30 minutes par jour suffisent à renouveler l'air de votre habitation.  Cette mesure aide à décharger l'air de votre habitat des composés organiques volatils dégagés par votre mobilier ou même la peinture de vos murs. On s'est en effet rendu compte il y a quelques années que certains d'entre eux, tels les formaldéhydes, étaient cancérigènes. Mais ces COV sont présents dans tellement d'objets et de matériel qu'il est impossible de les éliminer totalement, même s'il est possible de privilégier certaines peintures (bios, par exemple) ou types de bois. La seule solution consiste donc en une aération quotidienne.

 Rangez vos produits ménagers ou de bricolage au garage, si toutefois vous en possédez un. Dans tous les cas, veillez à ce que chaque récipient soit bien refermé, pour éviter qu'il ne laisse échapper des composés toxiques. Dans la mesure du possible, effectuez vos travaux à l'extérieur de votre habitat. Le cas échéant, laissez les fenêtres ouvertes pendant que vous bricolez.

 Fuyez les composants dont on sait qu'ils sont mauvais pour l'organisme. Ainsi, une étude italo-suisse publiée dans The Lancet il y a quelques années, montrait qu'environ 10 % des cancers du poumon étaient liés à la pollution atmosphérique. Le trafic routier est l'un des principaux mis en cause : certaines particules libérées dans les gaz d'échappement, diesel notamment, ont été identifiées comme cancérigènes. De même que les produits que l'on retrouve encore parfois, tels que l'amiante, dont les effets cancérigènes ont largement été démontrés. Le benzène a quant à lui des effets extrêmement nocifs sur le système nerveux, les globules et les plaquettes sanguines. Il est également considéré comme un agent cancérigène, capable notamment d'induire une leucémie si on y est exposé fréquemment. C'est un composé aromatique volatile ; on le retrouve par exemple dans l'essence, au moment de faire le plein.

 De nombreux produits phytosanitaires utilisés jusque dans les années 1990 se sont par la suite avérés cancérigènes. Plusieurs directives, européennes notamment, ont permis de légiférer dans ce secteur. Si vous êtes agriculteur ou travaillez dans un milieu qui utilise des produits phytosanitaires, n'hésitez pas à demander des renseignements à votre médecin ou auprès de votre caisse d'assurance maladie.

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