Hospitalisation, vaccins... Qu'est-ce qui change en 2018 ?

Coût de l'hospitalisation, remboursements de médicaments contre le mal de dos, allocations, vaccins... On fait le point sur les changements prévus dès le 1er janvier 2018. 

Hospitalisation, vaccins... Qu'est-ce qui change en 2018 ?
© morganka-123rf

[Mise à jour du 4/01/2018]. Les lois et décrets votés au cours de l'année entrent en vigueur, pour la plupart au 1er janvier 2018. Aussi, dans le cadre projet de loi de financement de la Sécurité sociale visant à réduire le déficit de 3 milliards d'euros, de nombreux changements sont attendus cette année. On fait le point. 

Ce qui change au 1er janvier 2018 :

  • Mal de dos : certains médicaments ne seront plus remboursés. Dès le 2 janvier 2018, certains médicaments contre les maux de dos, dont le "service médical rendu" est considéré insuffisant, ne seront plus pris en charge par la sécurité sociale. Il s'agit des médicaments Coltramyl, Miorel, et Myoplege, à base de thiocolchicoside
  • Le plafond de la sécurité sociale est revalorisé de 1,28% par rapport à l'année 2017. Il s'élèvera désormais à 3 111 euros par mois. Le plafond journalier est fixé à 182 euros selon un arrêté du 5 décembre 2017.
  • Optique et appareils auditifs : une meilleure information. Dès le 1er janvier 2018, l'information des consommateurs sera renforcée avec notamment un affichage en magasin ou sur le site  du prix et de l'intitulé des prestations effectuées par l'opticien ou l'audioprothésiste, ou encore de la remise obligatoire d'un devis avant tout achat.
  • L'augmentation du coût de l'hospitalisation. Chaque année en France, près de 12 millions de personnes sont hospitalisées. En 2018, le forfait hospitalier devrait augmenter de deux euros par jour. Excepté pour les femmes en fin de grossesse, les accidents de travail et autres cas particuliers, les frais passeront ainsi de 18 à 20 euros. Cette hausse sera prise en charge par les complémentaires santé, mais 3 millions de personnes ne possèdent pas de mutuelle.
  • 11 vaccins obligatoires pour les enfants. Les bébés nés à partir de janvier 2018 n'auront plus trois vaccins obligatoires comme c'était le cas jusqu'à présent avec la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. La ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé que 11 vaccins seraient désormais obligatoires. Il s'agit des vaccins contre l'haemophilius influenzae B, la coqueluche, l'hépatite B, la rougeole, les oreillons, la rubéole, le méningocoque C et le pneumocoque. Les injections seront intégralement remboursées par la Sécurité sociale. Par ailleurs, même si les parents qui refusent de soumettre leur enfant aux vaccins ne seront pas sanctionnés, ils se verront néanmoins refuser l'inscription dans les collectivités.
  • Les indépendants intégrés au régime général de la sécurité sociale. Dès 2018, le RSI va subir une réorganisation avec des mesures transitoires qui s'étaleront sur deux ans, pour une mise en place définitive au plus tard fin 2019. Les travailleurs indépendants seront donc progressivement intégrés au régime général de la sécurité sociale et bénéficieront de baisses de cotisations.
  • L'interdiction des cotons-tiges en plastique. Grands polluants des plages et des mers, les cotons-tiges en plastique ne sont plus disponibles à la vente pour les particuliers depuis le 1er janvier 2018. Cette mesure, qui s'inscrit dans le cadre de la loi sur la biodiversité, ne concerne pas les bâtonnets biodégradables et compostables, ainsi que ceux réservés à l'usage médical. 

Et aussi :

  • Le paquet de cigarettes à 10 euros. L'augmentation du tabac est bien au programme du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Le prix du paquet de cigarettes devrait augmenter progressivement pour passer de 7 euros à 10 euros (en 2020). Par conséquent, le prix sera en hausse de un euro dès mars 2018, puis de 50 centimes au mois d'avril et de novembre 2019, et enfin, de 40 centimes supplémentaire en novembre 2020. 
  • L'allocation aux adultes handicapés revalorisée. Plus de 900 000 personnes seraient concernées par cette hausse d'un montant mensuel de 49 euros, qui atteindra ensuite 90 euros. Il faudra néanmoins attendre un an avant la première augmentation en novembre 2018, tandis que la seconde sera effectuée en novembre 2019. L'objectif étant d'atteindre les 900 euros promis pendant la campagne électorale d'Emmanuel Macron. 
  • La taxe soda modulée en fonction des boissons. Instaurée en 2013, la taxe soda a pour objectif de lutter contre l'obésité. Elle sera différente selon le taux de sucre présent dans les boissons. Par conséquent, aucune taxe ne sera appliquée pour les boissons contenant moins de 5 g de sucre pour 100g. Elle s'élèvera en revanche à 2,48 centimes par canette contenant jusqu'à 8 g de sucre, à 4,96 centimes entre 8 et 10 g, et à 7,44 centimes au-delà de 10 g. 

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