11 vaccins obligatoires : l'appel de 200 médecins

Dans une pétition de soutien à la ministre de la Santé, 200 médecins expliquent pourquoi ils sont favorables à l'ouverture de la vaccination obligatoire.

11 vaccins obligatoires : l'appel de 200 médecins
© belchonock - 123 RF

Actuellement, trois vaccins sont obligatoires (diphtérie, tétanos et poliomyélite). Mais Agnès Buzyn devrait annoncer en août prochain une révision de la politique vaccinale Française.

Dans une pétition lancée dans le quotidien Le Parisien du 29 juin, 200 médecins soutiennent le projet de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, d'élargir la couverture vaccinale à onze pathologies. Dans un contexte de méfiance vis-à-vis des vaccins, ils dénoncent "les lobbys anti-scientifiques et anti-vaccination, adeptes des médecines dites naturelles", qui "manipulent l'opinion en jouant sur la peur, sans apporter la moindre preuve de leurs allégations". Et rappellent les bienfaits de la vaccination.

Premier constat des signataires de la pétition, la vaccination systématique a permis "d'éradiquer des maladies, telle la variole". Et à l'inverse, "la réduction du taux de couverture vaccinale de la population a entraîné la recrudescence de certaines maladies comme la rougeole". En outre, affirment-ils, "les vaccins sont bien tolérés" et "toutes les études internationales ont permis d'infirmer les allégations de maladies auto-immunes, neurologiques ou musculaires prétendument induites par les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la rougeole, les oreillons, la rubéole, la coqueluche, l'hépatite B, les infections dues au pneumocoque, à haemophilus influenzae, et au méningocoque C."

Se vacciner, un acte altruiste. En outre, ils rappellent que la vaccination n'est pas seulement un choix personnel n'ayant de bénéfices que pour la personne vaccinée. Se faire vacciner, c'est aussi protéger la population dans son ensemble, en particulier enfants, personnes âgées ou fragiles.

Quant à l'argument selon lequel la vaccination n'aurait pour but que d'enrichir les laboratoires pharmaceutiques, les auteurs reconnaissent qu'il faut davantage de transparence, et "le cas échéant, une baisse des prix", mais "en aucun cas" une opposition aux vaccinations ne peut se justifier.

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